Test : Rise of the Tomb Raider (PS4)

rise-of-the-tomb-raider-ps4-jaquetteUn an après sa sortie sur Xbox One, Lara repart en vadrouille, sur PS4 cette fois. Après un premier épisode qui marquait le reboot de la série des Tomb Raider sorti en 2013, signé Crystal Dynamics et Square Enix, voyons ce que cette suite, Rise of the Tomb Raider, apporte à la série. Chez les musiciens, le second album est souvent celui de “la maturité” est-ce la même chose ici ?

L’avventura, c’est la vie que je mène avec toi

Si le premier épisode m’avait emballée et semblait assez unique en son genre, il faut savoir qu’entre temps, j’ai joué aux Uncharted, et il faut avouer que, même si elles se distinguent, les 2 séries ont malgré tout des points communs. Dans cet épisode, Lara commence dans le froid mordant de l’Himalaya et devra affronter blizzards et avalanches, afin de se mettre tout de suite dans le bain. Puis, l’histoire revient 3 mois en arrière pour découvrir comment elle en est arrivée là et pourquoi la jeune Lara marche maintenant fièrement sur les traces de son père afin de devenir elle aussi une “Croft”. Cela rappelle donc le début d’Uncharted 2 avec le train dans la neige, mais aussi, plus généralement, un procédé largement répandu dans tous les films d’actions : accrocher le spectateur/joueur dès le début avec une scène forte avant de revenir ensuite tranquillement sur un récit chronologique complet et structuré.

Viendront ensuite les nombreuses explorations et péripéties de Lara Croft qui l’emmèneront d’un temple en Syrie au froid mordant de la Sibérie à la recherche de la Source divine, qu’un mystérieux prophète aurait possédée. Malheureusement, elle n’est pas la seule à vouloir trouver ce trésor enfoui, qui par la même occasion, prouvera que son père n’était pas fou et conclura ses nombreuses années de recherches qui l’ont mené à sa perte. Les Trinitaires, sorte de secte qui perdure depuis le moyen-âge, sont également sur le coup et viendront (bien entendu) corser son aventure.

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L’Art à Craft

Et vous voilà, ou plutôt Lara Croft, au cœur de l’aventure. Elle peut sauter, grimper, plonger et nager sous l’eau, utiliser des tyroliennes à l’aide de son piolet qui lui permet également de s’accrocher sur certaines parois de glace ou de roches. Piolet rouge qui lui sauvera la vie de bien nombreuses fois et avec lequel elle devra même parfois se battre. Mais notre héroïne est avant tout une archéologue, et elle aura également l’opportunité d’explorer grottes et tombeaux, de déchiffrer des fresques ou des documents et de trouver une multitude de trésors et bonus cachés.
Si certains passages vous forceront à avancer et déclencheront quelques scènes d’action pures et dures, d’autres zones, plus ouvertes, vous inviteront à explorer les environs, creuser, fouiller, chercher, chasser et j’en passe. En effet, Rise of the Tomb Raider a au moins le mérite de mélanger les styles, et si l’on peut le comparer à Uncharted sur certains points, il se démarque considérablement dans son déroulement. Ici, le jeu sera parfois un véritable survival, en pleine nuit en Sibérie, il faudra allumer un feu de camp et trouver de quoi se réchauffer et monter un campement de fortune. Tout l’environnement est mis à contribution, d’un vieux morceau de tissu qui permettra de renforcer vos armes, comme votre arc par exemple, à des morceaux de bois ou encore des plumes d’oiseaux pour construire des flèches, tout est minutieusement mis en place pour vous faire tourner de longues minutes dans la neige (c’est un exemple) et ainsi découvrir toute la zone.
Comme dans le premier opus, Lara pourra se reposer, mais surtout accéder aux améliorations, armes, équipements et vêtements, mais également se “téléporter” grâce aux feux de camps disposés un peu partout sur son chemin. Véritables points centraux de chaque environnement, ils sont indispensables et permettent également de sauvegarder (automatiquement) la partie. On se rendra d’ailleurs compte à ce moment-là, que de très nombreuses tenues sont disponibles pour Lara, et cela ne change pas simplement son look, mais lui apporte de véritables bonus de camouflage, d’endurance ou de survie.

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Qui va à la chasse…

Il faudra également chasser. Plus facile à dire qu’à faire, car si dans le premier épisode cela m’avait semblé plus vital mais également plus anecdotique, ici, blesser des biches et les entendre geindre dans toute la forêt ou encore tirer sur d’innocents lapins ou écureuils, a un petit côté sadique qui fend le cœur. Certes, c’est bien l’immersion de notre héroïne face à une nature sauvage et hostile qui veut ça, mais le jeu étant de plus en plus beau et réaliste, c’est un peu difficile. Seuls les ours menaçant ou les loups enragés seront plus faciles à tuer et sont d’ailleurs très bien mis en scène, la manette vibrant de plus en plus à leur approche et la musique devenant beaucoup plus stressante. On est à fond dedans !
Quoi qu’il en soit, on a moins d’état d’âme à étrangler un mercenaire ou à tirer sur un ennemi armé. Ils sont bien présents, surtout dans certaines zones et c’est au joueur de privilégier la discrétion et l’infiltration ou au contraire, une attaque frontale.
Si au début les flèches se font rares et qu’on essaye au maximum de les économiser, au bout de quelques heures les munitions ainsi que les armes sont de plus en plus variées et nombreuses. D’ailleurs, il y a une grande partie de “craft” dans le jeu qui permet d’améliorer et même de fabriquer des armes avec des parties de matériaux trouvées un peu partout au cours de l’aventure.
Comme évoqué un peu plus haut, le jeu est riche en bonus et coffres cachés, mais pas que. Chaque zone possède également de nombreux défis (tirer sur des lampes, découvrir des grottes, etc.) et la jeune Croft devra déchiffrer des peintures ou gravures en grec ancien ou en russe, différents langages qui lui permettront de gagner des points de compétence en langue afin de déchiffrer certains artéfacts ou monuments et ainsi de “déverrouiller” la suite de son chemin. Toutes ces informations, les trésors et autres éléments découverts, apportent une profondeur et des clés à toute l’histoire du prophète ainsi que de ses assaillants, les Trinitaires. Et c’est bien là la force de ce reboot, entrainer le joueur dans une folle aventure avec Lara, mais aussi remonter le cours de l’histoire, découvrir des royaumes oubliés et vivre avec elle les joies de la découverte archéologique, même si le tout est loin d’être réaliste, mais ressemble plus à un rêve idéalisé, tel que le font les enfants lorsqu’ils imaginent l’étude des vestiges du passé.

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À tombeau ouvert

Autre réussite incontestable : les graphismes et les environnements détaillés. On prend vraiment plaisir à évoluer dans ces décors variés et riches, du désert aride aux glaciers d’un bleu pur en pleine montagne. Les effets de lumière et les nombreuses ruines sont vraiment réussis et accentuent l’émerveillement ressenti à la découverte de certains endroits qui n’ont plus été foulés par les hommes depuis longtemps.
Et puis, le personnage de Lara Croft en lui-même est très réussi. Expressive, vive, rapide, dynamique, battante, elle bénéficie aussi d’expressions et d’intonations plutôt justes et souvent bien dosées. Elle se recoiffe et essore ses cheveux après chaque passage dans l’eau, tremble de froid dans le vent gelé, se réchauffe les mains près des feux de camp. en gros, elle semble bien vivante et ses nombreuses égratignures et traces de poussière sur sa peau en sont également la preuve. Certes, elle a pris en assurance depuis sa précédente aventure et on connaît maintenant bien le personnage. D’ailleurs, la prise en main du jeu, pour ceux qui ont joué au premier, se fait naturellement et l’on est bien content de retrouver notre aventurière préférée. Pour ceux n’ayant jamais joué au titre, malgré quelques exigences (le niveau de difficulté est réglable dans le menu), cela ne posera non plus aucun problème.

Notons que dans cet épisode, comme dans le premier, ce sont bien les “tombeaux facultatifs”, qui, comme leur nom l’indique, ne sont pas du tout obligatoires pour le déroulement de l’histoire, qui donneront le plus de fil à retordre et comporteront de véritables énigmes. Nous ne saurons que trop vous conseiller de tous bien les parcourir si vous voulez vous creuser un peu les méninges et gagner quelques éléments bonus qui vous faciliteront l’aventure.
Il faudra également être patient et revenir en arrière, à l’aide des fameux feux de camps, certains équipements étant nécessaires pour explorer des parties de la map jusque-là “verrouillés”. Il y a un petit côté “jeu LEGO” là-dedans, et ceux qui voudront terminer le titre à 100%, devront explorer la totalité des environnements avec rigueur.

Cette version, édition 20e anniversaire, propose également un max de contenu additionnel, avec par exemple un nouveau mode coop pour le mode Endurance, mais également un petit épisode « Le cauchemar de Lara », ainsi qu’une enquête via « Les liens du sang » compatible VR. Ces modes de jeu différents sont disponibles dans le Manoir Croft.
Le jeu inclut aussi tous les contenus téléchargeables précédemment sortis. Square Enix oblige, de nombreux bonus sont disponibles, ainsi que la dernière nouveauté à la mode et incontournable de tous les grands jeux du moment, bien que n’ayant rien à voir : un jeu de cartes.

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Ce deuxième volet du reboot de la série Tomb Raider propose des environnements plus variés que le premier (qui se déroulait uniquement sur une île). Visuellement, il est aussi plus abouti et permet plus ou moins deux types de façon de jouer : une plus orientée action et sensation, en fonçant dans l’histoire pleine de rebondissements et de phases quelques peu stressantes, et une seconde un peu plus centrée sur l’exploration, mettant en scène les talents d’archéologue de notre héroïne, lui permettant de trouver des trésors, de déchiffrer des langues anciennes, d’explorer des tombeaux facultatifs aux énigmes plus poussés et j’en passe. À vous de voir et de faire la balance entre une Lara Croft aventurière « casse-cou » et son côté plus fasciné par les vestiges du passé. Quoi qu’il en soit, le titre est varié, riche et rempli de bonus, donc que demander de plus ?

Sironimo

Points forts :

– Une réussite visuelle
– Lara Croft
– Un max de bonus et options
– Bon mélange exploration / action
– Les tombeaux facultatifs aux nombreuses énigmes
– Les nouveaux modes de jeu

Points faibles :

– Encore une fois tiré par les cheveux
– Lara peut être énervante

[note]LA NOTE : 17/20[/note]

Éditeur : Square-Enix
Développeurs : Crystal Dynamics
Genre : Action / Aventure
Supports : Xbox 360, Xbox One, PS4, PC
Date de sortie : 13 novembre 2015 (sur Xbox One), 11 octobre 2016 (sur PS4)

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