Test : EVE – Valkyrie (Playstation VR)

eve-valkyrie-jaquette-ps4EVE Valkyrie est le deuxième titre dérivé de la licence EVE Online disponible au lancement du Playstation VR.
Alors que Gunjack se concentre sur l’aspect shoot’em up assez classique, EVE Valkyrie propose aux joueurs une sorte de simulation de combat spatial. Une expérience que le Playstation VR tente de rendre la plus réaliste possible. Notre verdict tout de suite.

La mort vous va si bien…

EVE Valkyrie commence de façon tragique par l’éveil d’un clone du personnage principal. Ce dernier est mort depuis plusieurs mois avec ses compagnons lors d’une mission en apparence facile. Cependant, la mort n’est pas définitive dans l’univers d’EVE : comme une voix artificielle l’explique rapidement, quelques instants avant la destruction du vaisseau, la personnalité du pilote a été transférée dans un ordinateur afin d’être ensuite placée dans un clone pour reprendre ensuite une vie normale. Bien entendu, cette opération n’est pas sans conséquence : notre héros est plutôt perdu et semble avoir perdu la mémoire. Un bon prétexte pour démarrer un didacticiel qui explique comment piloter les merveilleux vaisseaux. On a vraiment l’impression d’être à l’intérieur du cockpit, avec de très bonnes sensations « en vol ».

Les environnements sont vraiment de toute beauté et le jeu fluide : un véritable Star Wars dans son casque ! Pour rafraîchir un peu plus la mémoire du clone et s’immerger plus profondément dans cet univers très orienté science-fiction, le joueur peut jouer des missions de « remémoration ». Il s’agit d’extraits de missions passées, recréées à partir des souvenirs du pilote. On y retrouve donc les discussions avec les autres pilotes, une ambiance de franche camaraderie et tout ce qu’il faut savoir pour situer le défunt pilote dans son univers. Un mode à explorer afin d’en savoir plus sur les personnages, même si cela s’apparente plutôt à un gros tutoriel.

EVE Valkyrie 1  EVE Valkyrie 2

Un jeu multijoueur agrémenté d’un mode solo

Le mode solo ne propose pas juste des missions issues des souvenirs du joueur. Pour étoffer un peu ce mode, les développeurs ont permis des variantes : les modes « Explorateur » et « Survie ». Le mode « Explorateur » ne propose aucun combat et, comme son nom l’indique, permet d’explorer les cartes librement à la recherche d’objets pour personnaliser son vaisseau. Le mode « Survie » est l’opposé de ce dernier : les ennemis arrivent par vagues et il faut en éliminer le plus possible. Si le mode solo est assez plaisant, il ne constitue malgré tout qu’une sorte de mise en bouche au mode le plus intéressant : le multijoueur.

Le mode multijoueur permet des affrontements entre équipes de 8 joueurs, les rouges et les bleus. On peut également tous jouer en coopération contre une IA assez correcte. À l’image des FPS, ce mode propose plusieurs épreuves : Match à Mort (par équipe), Contrôle et Porte Vaisseau. Match à Mort est le traditionnel mode où l’on doit éliminer le plus d’ennemis en un temps donné. Contrôle est l’équivalent de Capture du Drapeau des FPS, avec toujours 3 zones à capturer et conserver le plus longtemps possible. Porte Vaisseau est le plus original : il faut tenter de détruire un énorme vaisseau en détruisant des cibles en temps limité, avec toujours une équipe adverse pour nous mettre des bâtons dans les roues. Bien entendu, à la fin de chaque partie, les score des joueurs sont publiés comme dans n’importe quel FPS et on gagne de l’expérience afin d’augmenter son rang. On gagne aussi de l’argent pour acheter de nouveaux skins ou déverrouiller un meilleur équipement. C’est vraiment très classique, mais c’est très bien fait et complet.
Néanmoins, on aurait beaucoup aimé plus d’options de personnalisation, car on a l’impression que les développeurs se sont contentés du minimum pour appâter le joueur afin de l’inciter à payer en plus pour s’offrir quelques bonus supplémentaires. Une sorte de jeu en kit et un très mauvais point, selon moi. Mais les batailles multijoueur s’enchaînent assez vite et permettent des affrontements intenses et nerveux : c’est vraiment très jouissif !

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Un bon niveau technique perfectible

EVE Valkyrie est vraiment de toute beauté et immersif : on voit les deux mains du clone vraiment piloter, on admire la vue et bouge la tête dans tous les sens pour découvrir des planètes, des vaisseaux, des astéroïdes… Il y a tout un tas de choses à voir et d’effets visuels sympathiques. Mais c’est peut-être un léger défaut aussi : comme on est absorbé par ce qu’on voit, on prête moins attentions aux voix. Le jeu est en anglais avec des sous-titres en français. C’est là qu’il va falloir que les développeurs trouvent une solution, car comme pour Gunjack, les sous-titres ne suivent pas le regard. Dans EVE Valkyrie, ils ne restent pas statiques, mais semblent zoomer/dézoomer quand on bouge ou se déplacer légèrement sans pour autant rester dans notre champ de vision. Un peu bizarre et pas très pratique, car même en comprenant l’anglais, on est plutôt absorbé par ce qui se passe autour de nous et on ne focalise pas notre attention sur les voix. Trop d’immersion tue l’immersion ?

Comme EVE Valkyrie fait penser à une sorte de simulation de combat spatial assez réaliste, il se joue à la manette uniquement et confortablement assis dans son canapé/fauteuil préféré. Les vaisseaux embarquant plusieurs armes et pouvant effectuer diverses manœuvres, le PS Move ne semble pas adapté pour zigzaguer entre les obstacles tout en tirant sur les ennemis. Le jeu se joue parfaitement à la manette de façon assez naturelle et intuitive.

Attention au mal de l’espace

Je sais que cette remarque est assez subjective et varie fortement d’un individu à l’autre, ainsi que selon divers paramètres, mais en jouant à EVE Valkyrie, il m’est arrivé d’avoir plus ou moins rapidement une cinétose. Une cinétose, c’est simplement le terme générique désignant tous les maux dus aux mouvements : mal de mer, mal des transports, etc. Une cinétose se traduit par des maux de tête plus ou moins intenses, voire des vomissements. Je précise que j’ai actuellement des soucis d’oreille interne, mais je les avais déjà quand j’ai testé Gunjack et ce jeu ne m’a provoqué aucune cinétose.

Dans Gunjack, le jeu suit les mouvements de la tête, alors que dans EVE Valkyrie, on peut aller dans une direction tout en regardant dans une autre. Je pense que c’est cette différence qui peut donner le tournis. Ainsi, il faut faire plus attention en jouant à EVE Valkyrie et ne pas hésiter à arrêter dès qu’on se sent un peu bizarre. Heureusement, le menu est accessible à tout moment, ce qui permet de quitter rapidement si besoin. Les parties sont relativement courtes, ce qui permet de faire des pauses régulièrement si besoin, ce qui est un bon point.

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Un multijoueur en béton, mais sans plus

Techniquement impressionnant, Eve Valkyrie excelle dans les combats multijoueurs. C’est intense, c’est rapide, c’est nerveux, ça explose dans tous les sens, c’est du tout bon. L’immersion est excellente et les sensations très bonnes, si bien qu’on a presque l’impression d’être réellement aux commandes.
Cependant, à côté de ça, le mode solo paraît un peu limité et n’est pas un véritable mode campagne digne de ce nom. C’est certainement ce qui fait le plus défaut au jeu, cette absence d’une campagne à la hauteur du mode multijoueur. Il faudrait aussi trouver un moyen d’afficher plus efficacement les sous-titres et pouvoir améliorer plus correctement son vaisseau. Mais si vous aimez la science fiction et les combats dans l’espace, ce titre de CCP Games est une valeur sûre, même si l’expérience reste largement perfectible.

Enguy

 

Manette compatible :

manette-ps4

Position pour jouer :

Assis

Points forts :

– Jeu en VOST FR
– Bonne immersion
– Parties courtes
– Multijoueur en béton

Points faibles :

– Peut donner éventuellement le tournis
– Sous-titres qui ne suivent pas le regard
– Mode solo limité
– Options de personnalisation très réduites

 

[note]LA NOTE : 15/20[/note]

Développeur : CCP Games
Genre : shoot multijoueur spatial
Supports : Playstation VR, Oculus
Date de sortie : 28 mars 2016 (Oculus), 13 octobre 2016 (Playstation VR)

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