Test : Moss (PS VR)

Le casque de réalité virtuelle de Sony est régulièrement alimenté en jeux, mais la plupart de ces titres s’avèrent des expériences plus ou moins décevantes et donnent une cinétose relativement forte. Mais cela pourrait bien changer avec Moss qui ne compte pas uniquement sur son univers merveilleux pour accrocher les joueurs. Voyons donc quels atouts possède ce jeu d’action et de réflexion original.

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes

Ce qui frappe le plus quand on lance le jeu, c’est la direction artistique. L’univers de Moss est merveilleux, au sens littéral. On se retrouve plongé dans une sorte de conte coloré, peuplé d’animaux et de fées. Le joueur est acteur du jeu, mais doit aussi contrôler Quill, une petite souris toute mignonne et courageuse. Son peuple est menacé et son oncle a disparu. L’adorable rongeur part donc à sa recherche et se découvre un talent inné pour le combat. On ne peut que fondre devant cette héroïne douce et innocente, aux animations très réussies. En plus, Quill est très expressive et assez humaine. Elle évolue dans un monde qui fait penser à celui de Beatrix Potter (Jeannot Lapin) avec des animaux immenses (cerfs) et des traces d’occupation humaine au milieu des constructions des petits animaux.

Il résulte de ce mélange d’échelle un univers réellement enchanteur qu’on est souvent poussé à explorer en regardant partout, voire en se levant pour jeter un œil derrière un mur ou autre.

 

Un puzzle game d’action

Moss est un jeu d’aventure à la première personne. Le joueur lit un livre magique qui l’envoie dans un monde où il devient une sorte d’esprit comme on en voit dans les mangas. Sous cette forme, on peut interagir avec l’environnement et contrôler Quill. Une sorte de complicité peut même naître entre le rongeur et le joueur, comme quand l’adorable souris veut qu’on lui tape dans la patte. En plus d’être mignonne, Quill est agile et combative. Elle est douée à l’épée, saute et grimpe partout. Cependant, elle ne peut pas tout faire. Le joueur doit donc l’aider à résoudre de petites énigmes, comme activer un interrupteur, ouvrir un chemin, etc. Il faut donc coopérer pour progresser.

Comme d’habitude dans ce genre de jeux, il faut penser à regarder partout et tout fouiller pour ne rien manquer. Dans Moss, il faut chercher des parchemins afin de compléter la couverture d’un livre du menu principal. Un petit défi pour inciter le joueur à refaire les niveaux, mais c’est bien la seule tentative pour inciter à rejouer.

Les niveaux sont des écrans superposés, pleins de détails et d’éléments à admirer. On peut donc s’amuser à regarder partout autour de soi, non seulement pour scruter les alentours, mais aussi pour dénicher des secrets. Les énigmes ont une difficulté progressive, mais le jeu n’est jamais vraiment difficile. Parfois, il faut s’aider des ennemis pour résoudre les puzzles ou en prendre le contrôle pour aider Quill à franchir les obstacles en toute tranquillité. Ce mélange de puzzle game et de jeu d’action est très plaisant et possède un énorme avantage : ne pas provoquer la cinétose habituelle des jeux PSVR ! Mais cette coopération entre le joueur et Quill a un prix : il n’est pas toujours facile, à la manette, d’interagir avec l’environnement tout en faisant se déplacer la souris. Il en résulte des situations parfois tendues, surtout quand il faut faire vite, ce qui pourra énerver certains. Mais Moss reste un jeu savoureux.

Un bon jeu, mais pas encore parfait

On ne peut que tomber sous le charme de l’adorable Quill, qui tient de Stuart Little et du Chat Potté, et de son monde merveilleux rehaussé par des musiques enchanteresses et des bruitages impeccables. La narration est bonne, mais l’histoire se dévoile bien trop rapidement. On aurait aimé un peu plus de rebondissements et de consistance. De même, si les chapitres permettent d’évoluer dans des décors variés, le bestiaire est assez restreint. Heureusement, les énigmes sont originales et la jouabilité très bonne. La caméra suit parfaitement nos mouvements de tête, ce qui s’avère pratique quand elle n’est pas toujours bien placée. Malheureusement, on enrage de temps en temps à cause de la maniabilité : pas pratique d’assumer son rôle de guide tout en essayant de contrôler Quill. Comme beaucoup de jeux PSVR, Moss se termine très rapidement en une poignée d’heures et la rejouabilité est très réduite.

La suite dans le prochain épisode ?

Malgré ses quelques défauts, Moss est une petite merveille. On ne peut pas rester insensible à son adorable héroïne. On ne peut que reconnaître l’originalité du titre, ses énigmes astucieuses et son gameplay rafraîchissant qui ne provoque ni maux de tête ni nausée. Une première pour un jeu PSVR. C’est également l’un des rares jeux PSVR qui oblige le joueur à se lever pour mieux voir. Moss assure par son gameplay, par sa direction artistique, sa bande-son, son originalité et s’adjuge également le titre d’un des plus beaux jeux PSVR. Même sur une PS4 classique (pas Pro), le jeu flatte la rétine. Moss va certainement plaire à toute la famille. Ces qualités font bien oublier l’histoire un peu courte et les petits problèmes de maniabilité. En plus, il est intégralement en français. On se demande même s’il ne va pas y avoir une suite très bientôt et on a hâte d’y toucher !

 

Manette compatible :

manette-ps4

Position pour jouer :

Assis et parfois debout.

 

Enguy

Points forts :

– Version française intégrale
– Immersion excellente
– Direction artistique admirable, héroïne mignonne
– Mélange de puzzle, aventure et action maîtrisé
– Contrôle de la caméra avec le casque
– Prise en main facile

Points faibles :

– Quelques petits soucis pour contrôler Quill tout en faisant autre chose
– Narration un peu trop rapide avec petit goût d’inachevé
– Aventure courte (quelques heures)
– Bestiaire très limité

[note]LA NOTE : 18/20[/note]

Éditeur / Développeur : Sony Interactive Entertainment / Polyarc
Genre : action, aventure, puzzle
Supports : PS VR (PS4)
Date de sortie : 28 février 2018

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