Test : Disgaea 5 Complete (Switch)

Après un passage remarqué sur PS4, Disgaea 5 revient sur Switch dans une version très complète comprenant tous les DLC parus sur la console de Sony. Que peut donc valoir cette version Switch ? Des éléments de réponse, sans tarder.

Le meilleur de Disgaea

Comme nous l’avions signalé dans notre test de la version PS4, Disgaea 5 est tout simplement le meilleur épisode de la série et le plus complet. Nous ne reviendrons donc pas sur le jeu en lui-même, afin de parler plus en détails des spécificités de cette version Switch.

Pour les nouveaux venus, Disgaea 5 est un RPG tactique au style très manga dans lequel le joueur suit les aventures du démon Killia, guerrier solitaire, qui se retrouve embarqué dans un conflit impliquant tous les sous-mondes simplement en raison d’un caprice de Séraphine, fille de l’overlord du sous-monde le plus riche, qui refuse de se marier. Humour décalé et combats démentiels sont toujours de la partie dans un jeu aux voix japonaises ou anglaises et aux sous-titres français. Pour mener à bien leur quête, Killia et Séraphine vont devoir créer une énorme armée de démons aux pouvoirs et aptitudes très différents pour faire face à toutes les situations.

L’avantage de la version Switch, c’est de proposer gratuitement tous les DLC parus sur PS4. Et ça, cela fait une énorme différence !

Des DLC taillés pour les fans

Ce qui est plaisant, c’est que le contenu des DLC est disponible dès le début du jeu. Pas besoin d’atteindre un certain point de l’aventure pour en profiter, et c’est ça le truc ! Ceux qui n’ont pas fait Disgaea 5 sur PS4 devraient d’abord faire le jeu sans trop s’occuper des DLC, afin de mieux apprécier les différences en commençant une nouvelle partie.

Ceux qui ont déjà bouclé le jeu sur PS4 (comme moi) vont donc logiquement se précipiter sur le contenu additionnel qu’ils n’avaient pas forcément pu télécharger sur PS4, car ce dernier était payant. Ainsi, on découvre avec joie que de nombreux personnages issus des précédents jeux de la série, mais aussi d’autres jeux viennent ajouter quelques chapitres supplémentaires et grossir les rangs des personnages jouables.

Dans un premier temps, on est un peu déçu de constater que les nouveaux chapitres ne proposent que 3 combats vite bouclés. Les dialogues et les cinématiques respectent le ton de la série et des personnages et sont toujours aussi délirants et soignés. Finir rapidement ces chapitres donne accès à un tas de personnages uniques comme Laharl toujours accompagné d’Etna et Flonne et que les fans apprécieront de revoir ailleurs que dans Disgaea 1 et 2, Valvatorez et Fenrich de Disgaea 4 ou encore un tas de Prinnies très spéciaux avec des aptitudes inédites, comme la connaissance de toutes les magies du jeu, l’impossibilité d’exploser quand on les lance ou une esquive élevée. Ce ne sont que quelques exemples certainement parmi les plus appréciés. Signalons aussi NISA, le puissant héros aux couleurs de l’éditeur, l’Overlord Prière de La Pucelle : Tactics ou encore Metallia de The Witch and the Hundred Knight, 2 autres RPG du même éditeur qu’on vous conseille vraiment.

Tous ces « héros » vraiment puissants vont faciliter le jeu, rendant les premiers chapitres vraiment faciles. Un changement radical par rapport au jeu dénué de ces bonus. On peut aussi tenter de ne jouer qu’avec les Prinnies spéciaux, ce qui est également un régal et change la donne. Les DLC donnent également accès, dès le début, à 3 nouvelles classes de personnages : le nécromancien, la femme ninja et la femme ange. Ces nouvelles unités plutôt polyvalentes vont également donner un énorme coup de pouce aux joueurs, et leur permettre d’appréhender les combats de façon très différente. On a aussi droit à un beau costume de lapin pour Séraphine afin de lui donner un look très sexy, un lot d’armes pour bien débuter la partie et même 1 million de Hell (l’argent du jeu) pour s’acheter un tas d’équipements puissants sans attendre.

Il n’y a pas à dire, ces DLC accélèrent énormément l’avancée dans le jeu tout en offrant une vision différente des combats. Les habitués de Disgaea 5 apprécieront beaucoup ces changements qui rendent le jeu presque nouveau. Une autre répercussion importante est la possibilité, grâce à tous ces personnages, de faire passer en force les décrets dès le début du jeu et donc de débloquer rapidement la cabane de triche et d’autres améliorations dont on ne devrait pas jouir aussi rapidement. Que du bonheur !

Un J-RPG tactique incontournable

Le seul défaut de cette version Switch est d’ordre technique. Disgaea 5 étant un J-RPG tactique au tour par tour, on ne s’attendait pas à trouver des contrôles gyroscopiques : il n’y en a pas, et cela n’apporterait rien au jeu. On n’est donc pas déçu. En revanche, le jeu est plus terne sur Switch que sur PS4, et c’est assez visible quand on a passé du temps sur la première version. Les graphismes restent tout de même très agréables. La bonne nouvelle, c’est que la version Switch est légèrement plus fluide que la version PS4, malgré des couleurs moins éclatantes.

Véritable carton en France sur PS4, on espère que la version Switch fera encore mieux, car elle a tout pour plaire : les DLC chamboulent le jeu et offrent énormément de plaisir et de nouveauté aux nouveaux venus comme aux vétérans, et le jeu peut être emporté partout en mode « nomade ». Pour une fois qu’un jeu NIS America est traduit en français, ne le manquez sous aucun prétexte !

Enguy

Points forts :

– Un Disgaea toujours aussi délirant à emporter partout
– Des combats tactiques démentiels
– Tous les DLC de la version PS4
– Enfin un épisode en français !
– Durée de vie gigantesque

Points faibles :

– Couleurs moins éclatantes
– Pas de voix françaises
– Les DLC facilitent peut-être trop le jeu !

[note]LA NOTE : 18/20[/note]

Éditeur / Développeur : NIS América
Genre : J-RPG, stratégie, tactique
Support : Switch
Date de sortie : 26 mai 2017

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