Test : Yoshi’s New Island (3DS)

yoshi_new_island_cover_jaquetteEn 1995, Yoshi’s Island sur Super Nintendo a marqué l’histoire du jeu vidéo ! Compliqué alors de fournir d’autres épisodes sans souffrir de la comparaison. Onze ans plus tard, Yoshi’s Island DS offrit un très bon divertissement et nous laissa espérer retrouver plus régulièrement des aventures avec la créature à baskets de Nintendo. Il aura fallu patienter huit années supplémentaires, pour qu’un troisième volet de cette licence ne débarque, sur console portable comme son prédécesseur, avec Yoshi’s New Island.

Mais notre bébé est dans un autre château

Que vous connaissiez ou non le premier jeu de la série Yoshi’s Island, on peut vous le dire immédiatement, l’histoire débute de la même manière. A savoir des petits soucis de livraisons de bébés par la cigogne, faisant atterrir Bébé Mario chez les Yoshis et Bébé Luigi on ne sait où.

Le plus célèbre des Yoshis, le vert, recueille alors le bébé à la casquette rouge mais sans moustache, afin de partir à l’aventure pour retrouver celui au couvre-chef vert.

Mais il sera nécessaire de veiller sur Bébé Mario, qui s’envolera dans une bulle si sa monture se fait toucher. Quelques secondes vous seront allouées afin de le récupérer, celles-ci augmentant au fil des cercles féériques dans lesquels il faudra se jeter.

D’autres bonus seront à récolter : pièces, étoiles et fleurs, nous incitant, comme dans tout bon jeu de plates-formes, à explorer chaque coin et recoin, afin de le compléter à cent pour cent et débloquer des niveaux supplémentaires par la même occasion.

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Yoshi partout et de toutes les couleurs

Le parcours débute donc avec ce fameux Yoshi, mais les plaisirs seront vite variés, puisque l’on pourra incarner au rythme des niveaux des créatures d’autres couleurs, rouge, violet, rose… un véritable sentaï !

Le ni dinosaure, ni dragon, possède une palette d’actions très intéressantes, allant au-delà de l’accélération et du simple saut qu’il peut effectuer pour atteindre une autre plate-forme, un bonus ou éliminer un ennemi.

On retrouve évidemment toujours sa capacité à gober les adversaires, à l’aide d’un tirage de langue. Ceux-ci pouvant être transformés en œufs, servant à être lancés contre d’autres malandrins ou sur des bonus inatteignables. Un système de visée matérialisé par une ligne en pointillés terminée par une croix, y est inclus. Celle-ci se déplace de gauche à droite, ou inversement selon votre position, et il suffira d’appuyer au moment opportun pour balancer l’œuf vers votre objectif. Il est possible de choisir parmi trois vitesses, permettant ainsi de s’habituer à ce fonctionnement, pour ensuite passer la démultipliée.

Les Koopas ne se laisseront eux pas être digérés, mais leurs carapaces pourront être recrachées, afin de dégommer là encore de vils personnages. Mais également de détruire certaines pierres et d’aller ainsi nous chercher divers bonus obstrués par celles-ci.

Yoshi pourra toujours flotter, quasi voler, durant quelques instants en courant dans le vide, comme dans un bon vieux dessin animé. Lui permettant alors d’atteindre des surfaces plus hautement perchées, éloignées, voire même tout simplement d’assurer un atterrissage.

En outre, il bénéficie d’une capacité non négligeable de chute bombée suite à un saut, pouvant par ce biais fracasser du vilain ou interagir avec certains éléments.

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Tract’oeuf

Heureusement, du neuf est également au menu. Tout d’abord la possibilité de former des œufs colossaux, suite à l’absorption d’un ennemi géant. Nous laissons votre esprit s’imaginer le douloureux épisode gastrique. Qu’ils soient normaux ou métalliques, ces nouveaux objets permettront de détruire obstacles, ennemis et même de récolter des pièces au passage. On ne peut s’empêcher de le comparer à l’effet produit par le Mario géant dans New Super Mario Bros. sur DS. Pas de mini Yoshi en revanche, il aurait peut-être été compliqué de l’affubler d’un mini Bébé Mario, qui aurait été à peine distinguable.

Suite à la récupération d’étoiles spéciales, des passages permettront également de courir à toute vitesse, à n’en pas tomber du plafond, voire même de voler. Sympathiques mais sans plus, ces moments auront le mérite de varier le système de jeu.

On retrouve à nouveau les transformations de Yoshis, en hélicoptère, sous-marin… qui emploieront cette fois-ci les fonctionnalités gyroscopiques de la 3DS. Une feature que l’on est heureux de découvrir, comme à chaque fois qu’une capacité particulière de nos consoles est mise en œuvre.

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Ah te voilà toi Yo Yoshi

Avant même de partir à l’aventure avec Yoshi et Bébé Mario, nous sommes frappés dès le lancement par le thème musical principal. Tout bonnement mythique, ce dernier ne laissera personne indifférent. Accrocheur de par ses gimmicks exotiques et enfantins, il pourra peut-être même en agacer certains, tandis que les autres seront ravis de le fredonner tout au long de la journée. Une dualité, mais également une forme de musicalité, rappelant un autre jeu de plates-formes avec des œufs : Billy Hatcher and the Giant Egg ! Le second morceau entendu pendant le jeu, sera tout aussi catchy et agréable. La suite de la bande-son restera de qualité, mais les deux premières pistes furent si bonnes, que les autres marqueront moins. Voilà parfois le prix à payer, lorsque l’on débute par deux mastodontes.

Graphiquement, Yoshi’s New Island conserve ce côté crayonné et innocent s’accordant idéalement à son univers sonore et au scénario. Joli et mignon, la rareté de ce type de décors accentue le plaisir à évoluer en son sein.

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Avec son univers toujours aussi prenant, du moins tant que l’on n’a rien contre les Yoshis, ce nouvel épisode est convainquant de par sa qualité, mais manque tout de même d’un plus grand nombre d’ajouts. Le double aspect offert par son accessibilité et sa rejouabilité dans le but de découvrir tous ses secrets, apporte à Yoshi’s New Island ce plus indispensable à un très bon jeu. Grâce à cela, on prendra plaisir à y évoluer avec son entourage, qu’il soit gamer ou non.

Inod

Points forts :
– Les musiques
– Accessible pour tous
– Multijoueur avec un seul jeu
– Fonctions gyroscopiques
– Graphismes
– Les Yoshis !

Points faibles :
– Une nouvelle histoire aurait été appréciable
– Pas suffisamment de nouveautés
– Multi trop léger

La Note Gamingway : 16/20

Développeur : Arzest
Editeur : Nintendo
Genre : Plates-formes
Supports : 3DS et 2DS
Date de sortie : 14 mars 2014

  • Twinsunnien26/03/2014 à 20:59Permalink

    Beuh, mais, tout le monde aime les Yoshis voyons!
    Bah voilà, j’avais lu des trucs peu ragoutant au sujet de ce jeu, mais là tu m’as convaincu, je vais me le prendre, la 3DS commence à avoir une belle ludothèque, certes sans giga grande nouveauté, mais ça reste sympa.

  • Inod26/03/2014 à 22:40Permalink

    Après mon article je suis allé lire quelques trucs sur le jeu. & c’est comme d’habitude, les gens comparent au premier qui est un mythe & le restera car c’est le premier, à plus forte raison si on y a joué à l’époque. Mais l’on ne peut pas comparer quelque chose à une madeleine de Proust, on préfère toujours cette nostalgie, même si en vrai on ne s’en souvient pas ou alors on croit se souvenir de quelque chose & on se plante totalement en fait.
    & je te passe ceux qui font cette comparaison, alors qu’il n’ont jamais joué au premier & que leur père n’avait même pas encore du poil au menton en 95 (mais leur mère si).

    Faut parler d’un jeu, d’un disque, d’un livre… pour ce qu’il est, tout simplement.

  • Twinsunnien27/03/2014 à 20:45Permalink

    Oh, ta dernière phrase est très belle je trouve.
    Par contre je viens de voir la pub télé, et elle ne donne pas envie du tout du tout.
    Pour le coup de la nostalgie c’est vrai, on encense souvent des vieux jeux qui, si ils sortaient aujourd’hui, ne marcheraient pas et seraient raillés. Sauf pour Little Big Adventure et Secret of Mana bien sûr (genre je suis hyper objectif quand je dit ça…).

  • Inod27/03/2014 à 21:09Permalink

    Personnellement je préfère ma phrase juste au-dessus, celle où je parle du poil au menton des mères de certains.

    Je ne l’ai pas vue, mais franchement les pubs… la pire c’est celle avec Graff & Agassi. Faut bien penser qu’elles ne sont pas faites pour les joueurs, mais pour le grand public qui regarde la télé au lieu de jouer.

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