Test : You Must Build a Boat (PC/Android)

you-must-build-a-boat-1L’injonction est là, inévitable. Pour gagner, il va falloir construire un bateau : on commence avec une modeste barque, rien de bien folichon, et on terminera avec une caravelle, trois mâts, de grandes voiles et un équipage de haute volée. Non, ne criez pas « AU SPOIL ! », tout est dans le titre.

YMBAB est la suite/remake HD du premier jeu de EightyEight Games10 000 000, où, là encore, tout était déjà dans le titre : dans la peau d’un aventurier malchanceux, il fallait rassembler un butin de 10 000 000 pièces pour s’échapper du donjon dans lequel on se trouvait. Avec ce nouveau titre, c’est un peu (beaucoup) la même chose, mais avec un bateau (1).

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VOUS

Et là, vous vous imaginez un jeu de survie en monde ouvert où il faudra collecter des ressources tout en repoussant des hordes d’ennemis toujours plus puissants grâce à votre esquif de moins en moins frêle. Vous n’avez pas tort mais vous êtes tout même sacrément à côté de vos pompes. Car comme son prédécesseur, YMBAB est un puzzle-game de type match-3 : oui, comme ce tas de merde fumant de Candy Crush Saga.

La mécanique centrale du nouveau jeu de Luca Redwood repose donc une fois de plus sur l’association de trois (ou plus) tuiles identiques dans le but de dégommer les monstres qui viennent à votre rencontre : l’écran de jeu est ainsi divisé en 2, une petite bande en haut pour montrer la progression de l’avatar dans le donjon ; et le reste de la dalle est alloué à la grille où se trouvent les tuiles. Le personnage court automatiquement vers la droite et s’arrête à chaque obstacle rencontré : attention, chaque coup reçu par un ennemi le fait reculer un peu plus vers la gauche de l’écran et s’il est en éjecté , c’est le game over.

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DEVEZ

Il n’y a pas que des monstres qui traînent leurs tentacules dans ces donjons, on trouve aussi des coffres à piller, des pièges à désamorcer et des caisses contenant le précieux matériel de navigation. Chaque situation demande ainsi d’associer des tuiles précises pour pouvoir passer à l’obstacle suivant : pour dégommer un monstre, ce sont les épées et les baguettes magiques ; pour ouvrir les coffres, les clés ; et pour les pièges et les caisses, ce sont ces derniers qui vous indiquent quelles tuiles associer pour s’en défaire. On trouve également sur la grille des tuiles « bouclier » qui permette d’encaisser un coup sans reculer et des caisses en bois qui peuvent faire apparaître un objet au hasard.

La deuxième phase de jeu se passe sur le bateau, entre deux runs dans les donjons, où il s’agit de dépenser de l’or contre des améliorations pour ses armes, sorts et objets. Mais avant de pouvoir s’offrir les services d’un forgeron, d’un tailleur ou d’un entraîneur de gym (!), il faudra aller les libérer dans les donjons. Chaque PNJ libéré viendra prendre place sur votre bateau, matérialisant la progression de manière visuelle : plus vous avancez et plus votre bateau gagne en taille et en équipage. Chaque descente dans un donjon s’accompagne d’un choix de missions à remplir pour libérer ces PNJ ou rallier certains monstres à votre cause (monstres qui vous octroieront des bonus substantiels pour venir à bout du titre) : on peut choisir d’ajouter une ou plusieurs missions à une run, ce qui augmente drastiquement le niveau de difficulté mais aussi les récompenses.

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JOUER A

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, YMBAB n’est pas un jeu zen. Le joueur est constamment sous pression dans les phases de donjons : perdre du temps à chercher une combinaison intéressante peut vous faire prendre un coup fatal et vous renvoyer sur votre embarcation dès les premières secondes de jeu ; même punition lorsqu’on bloque devant un coffre et que les tuiles nécessaires n’apparaissent pas sur le plateau, tout le temps perdu à réaliser des combinaisons inutiles (mais indispensables pour vider la grille et renouveler les tuiles) vous rapproche toujours plus du game over.

Enfin, le game over est inévitable : à mesure que vous avancez dans le donjon, les monstres deviennent plus costauds et vos armes sont de moins en moins efficaces, il faut donc savoir perdre et retourner sur le bateau pour améliorer son équipement et aller plus loin au prochain coup. Toutefois, le titre a l’intelligence de ne pas vous sanctionner d’un « You Lose » à chaque défaite : c’est même l’exact inverse, puisqu’il n’est pas vraiment possible de perdre dans le jeu (on revient toujours sain et sauf à son bateau), le jeu vous congratule à chaque trépas d’un « You Win ! » galvanisant qui vous pousse à relancer immédiatement une partie.

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YOU MUST BUILD A BOAT !

D’un concept bête comme chou et rebattu depuis des années, Luca Redwood en tire un jeu prenant, au feeling arcade et à la profondeur de gameplay insoupçonnée (je n’ai pas mentionné les sorts, le loot à revendre, les combos à réaliser, ni un paquet d’autres petites mécaniques qui viennent densifier l’ensemble). Bien qu’il soit disponible sur tablettes et téléphones tactiles, le jeu est aussi sorti sur Steam et est parfaitement jouable à la souris. Amis possesseurs de 10 000 000, vous pouvez sereinement replonger dans ce chronophage patenté qui, s’il ressemble beaucoup au premier jeu de Luca Redwood, améliore grandement le confort de jeu et ajoute une tonne de contenu qui justifie à elle seule l’achat de ce You Must Build a Boat !

You Must Build a Boat est disponible sur l’App Store, le Play Store et Steam pour environ 5€.

(1) Voilà la conclusion de ma critique de Speed 2 que je cherche depuis 1997.

Go-Ichi

Point forts :

  • Un gameplay simple et accrocheur
  • Une progression fluide
  • Parfaitement adapté au tactile (et à la souris)
  • Je vous ai déjà dit qu’il fallait y jouer ?

Points faibles :

  • Une direction artistique un peu moche
  • Parfois injuste (mais on relance une nouvelle partie illico !)

[note] La Note Gamingway : 18/20[/note]

Développeur/Editeur : EightyEight Games
Genre : Match-3
Supports : Windows, Mac, SteamOS, iOS et Android

Date de sortie : 4 Juin 2015

 

  • Biglova15/07/2015 à 11:23Permalink

    Super Test ! J’ai adoré les titres, le petit pic à Candy Crush et la conclusion sur Speed 2 x)

    J’ai beaucoup hésité à le prendre parce que l’opportunisme Pixel art / Match3 me foutait la gerbe, mais je sentais quand même un potentiel.

    et du coup 10 000 000 ça peut valoir le coup ou c’est un peu fade?

  • Go-Ichi15/07/2015 à 12:16Permalink

    Merci ! ^^

    Clairement il vaut mieux passer directement à YMBAB, c’est une version améliorée de 10 000 000. La DA est vraiment secondaire (le mec est tout seul aux commandes du jeu) mais le gameplay match-3 est très accrocheur, si tu es client du genre !

  • Biglova16/07/2015 à 14:58Permalink

    J’ai commencé hier YMBAB c’est hyper tendu O_O, effectivement rien à voir avec Crotty crache, même au niveau du type de match-3.

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