Test : Syndrome (PC – Steam)

syndrome_pc_logoÇa fait un petit bout de temps que vous n’avez pas frissonner dans un jeu vidéo ? Ca tombe, aujourd’hui c’est Halloween !
Nos amis de Camel 101 et de Bigmoon Entertainment se sont associés et ont décidé de vous faire plaisir avec Syndrome, un survival game qui s’inspire largement de Dead space et d’Alien Isolation. Donc, êtes-vous prêt à repartir dans l’espace où « personne ne vous entendra hurler » ? Saurez-vous faire face à l’imagination toute dérangeante de ces 2 studios indé ? Plongez dans Syndrome et vous le saurez. Mais est-il facile de se frotter à ces mastodontes des jeux d’horreur, tels que Dead Space ou Alien ? La réponse tout de suite

Un peu d’histoire

Le jeu Syndrome commence alors que vous vous trouvez dans un vaisseau spatial en dérive. Vous sortez de votre capsule d’hibernation. Vous regardez autour de vous, toutes les autres capsules sont vides et vous êtes seul. En fouillant sur les terminaux d’ordinateur autour de vous, vous comprenez que le vaisseau est en détresse et qu’une grande partie n’est plus fonctionnelle. En vous promenant dans un dédale de couloirs vides, vous découvrez des traînées de sang, des corps pendus ou déchiquetés. Que s’est-il passé ?

Au fur et à mesure des journaux de bord que vous trouverez et de conversations par talkie-walkie avec des survivants, vous comprenez petit à petit que les occupants du vaisseau ont peu à peu été atteints de folie et ont commencé à s’entretuer. Et apparemment, cela viendrait de quelque chose qui a été ramené dans le vaisseau. Et voilà, je vous laisse découvrir la suite, mais on a quand même le désagréable arrière goût de déjà-vu. Il est certes difficile d’être novateur dans un survival dans l’espace en ce qui concerne le scénario, mais le manque d’originalité ici est quand même un peu fort. De plus, la façon d’amener l’histoire par découverte de journaux de bord a déjà été vu, revu, re-revu et le scénario est lourdement amené. Pas de rebondissement ou de surprise. On apprend les différents éléments de l’histoire lentement : il est particulièrement frustrant de ne discuter qu’avec des gens qui ne vous donnent que le strict minimum d’informations. Vous vous réveillez dans un vaisseau vide et avec des problèmes, et la première personne que vous avez par interphone ne vous explique rien, mais se permet de vous donner des instructions que vous exécutez sans broncher : c’est peu crédible.
Il n’y a malheureusement pas une once d’originalité et de dynamisme dans l’histoire, ce qui est vraiment négatif pour ce type de jeu et nuit fortement à l’immersion.

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Le gameplay

On se rabat alors sur le gameplay. Nous avons affaire à un jeu en première personne. Je ne parle pas de FPS, car ici vous n’aurez pas vraiment à shooter les monstres. Vous aurez une arme de tir très tardivement, les munitions sont trèèèèès rares, et votre arme de poing est tellement peu efficace que la meilleure solution dans la plupart des cas est d’éviter le combat, voire de fuir.
Mais là non plus, le jeu n’innove pas beaucoup. Syndrome s’inspire très largement de son concurrent Alien Isolation. De plus, il se répète beaucoup : on traverse les mêmes couloirs encore et encore. Le nombre d’aller-retour est énorme, et très rapidement, on fonce dans les couloirs sans jouer la prudence, quitte à foncer et abuser des points de sauvegarde. Typiquement, vous vous retrouvez devant une porte bloquée par un mot de passe, vous apprenez que seul le chef de la sécurité détient cette clé, il faut alors traverser tout le niveau pour aller dans le bureau du fameux chef pour enfin trouver ce code. Puis, il faut retraverser en sens inverse, juste pour ouvrir une porte d’une salle où l’on apprend que pour faire la suite, il faut retourner sur l’ordinateur du chef de la sécurité ! Rageant ! Je vous garantis qu’au début vous avancerez avec prudence, mais très rapidement, vous sauterez de point de sauvegarde en point de sauvegarde, tout en courant dans les couloirs.
De plus, Le vaisseau est composé de 8 étages qui ont certes une fonction différente, mais qui ne diffèrent pas fondamentalement. On se retrouve tout le temps dans une suite de couloirs avec quelques pièces. Pas de grandes salles de verdure, ou d’énorme salle de contrôle comme dans Dead Space. Au cours de l’aventure, vous ne trouverez que peu d’objets qui se résument surtout par des munitions et des piles pour votre lampe de poche, un peu de nourriture ou des medikits pour regagner des points de vie, car ici on n’est pas dans Call of Duty, la vie ne revient pas en s’écartant 10 secondes de la zone d’action.

Dans Syndrome, il faut bien gérer sa barre de vie. Et bien sûr, vous trouverez les fameux journaux de bord sous forme de tablettes du personnel du vaisseau qui vous donneront des détails sur le scénario. Cette phase de récolte des logs est obligatoire, car certains comportent des informations indispensables pour avancer, comme le nom d’une personne importante ou un mot de passe.

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En ce qui concerne les ennemis, disons qu’ils ne sont pas très charismatiques ou marquants, vous ne vous en souviendrez plus dans quelques années. Ils sont un mix de robot et d’humain, sans vraiment être horribles. Et par contre, ils avanceront toujours vers vous, de vrais zombies. Vraiment, leur intelligence est très discutable. Dans plusieurs cas de figure, un ennemi vous bloquera le chemin. Pour l’éviter, il faudra ramasser une bouteille dans un coin et la jeter loin de nous pour que le monstre aille voir d’où vient le bruit et nous laissant le chemin libre. Ce mécanisme assez classique dans les jeux devient très commun et répétitif dans Syndrome, ce qui rend l’exercice ennuyant. N
éanmoins, malgré toutes ces remontrances, il faut avouer que l’ambiance stressante est bien là. Eh oui, après quelques minutes de jeu, vous serez angoissé, mal à l’aise. Les jeux de lumière et l’atmosphère sont plutôt réussis. Et la moindre silhouette humanoïde vous fait sursauter.

La technique

Sur le plan des graphismes, Syndrome, sans être exceptionnel, est plutôt réussi, ce qui contribue énormément à l’ambiance d’un survival. Les lumières qui clignotent, les ombres portées au moins, un champ de vision qui ne porte jamais très loin. Que de bonnes idées. Oui, vous aurez peur, ou plutôt, vous serez mal à l’aise. Les décors sont plutôt détaillés, mais malheureusement, pas interactifs. L’ambiance sonore est également bien rendue et le moindre bruit provoque un stress ou un sursaut chez le joueur. On entend en permanence des grincements inquiétants, des étincelles et autres sons qui ne nous rassurent pas et nous plongent dans l’effroi. Oui, techniquement, le jeu n’est pas mauvais, il est juste classique.
Par contre, l’animation et la physique sont lourdes. On a l’impression de se traîner. Les rebonds des objets lancés sont inexistants. Même les monstres avancent droit sur vous, pas de saut sur tous les murs ou autres particularités qui aurait pu surprendre le joueur. Résultat, les phases de combat se résument trop souvent à attendre l’ennemi, le frapper ou tirer, puis reculer le temps de prendre un peu de distance, puis de recommencer. En terme de difficulté, le jeu ne fait pas beaucoup de cadeaux. On ne trouvera pas des tonnes de munitions d’un gros fusil d’assaut, non, non ,non, ici il faut au maximum éviter les confrontations et les quelques combats obligatoires peuvent tous vous coûter la vie, en cas de timing imprécis. Le jeu en devient long, car on meurt souvent.

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Pour conclure

Les survivals ont pour vocation de faire peur et de stresser le joueur en continu. Et là, pas de problème, les développeurs ont réussi leur mission. L’ambiance visuelle aussi bien que sonore sont très réussies et je vous garantis que vous ne ferez pas le fier en jouant dans le noir avec un ensemble son 5.1. Par contre, le manque de personnalité du titre qui s’inspire trop de ces concurrents, ainsi que la lourdeur des mécanismes de jeu font que l’ennui, voire l’agacement prennent rapidement le dessus.
L’action est molle, répétitive et sans surprise. De plus, l’obligation de multiplier les aller-retour dans les niveaux restent pour moi une maladresse de level design.

Acerico

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Points Forts

  • Une atmosphère très bien rendue avec ses jeux de lumière
  • Une ambiance sonore vraiment inquiétante
  • Vous serez mal à l’aise

Points Faibles

  • Scénario plat
  • D’incessants aller-retour
  • Des monstres peu charismatiques

[note]La note : 13/20[/note]

Développeur : Camel 101 et Bigmoon Entertainment
Genre : survival / spatial
Plateforme : PC Steam
Date de sortie : 6 octobre 2016

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