Test : Handball 17 (PS4)

handball-17-ps4-cover-01Transférée depuis Handball 16 chez le studio Eko Software, la licence de Bigben Interactive, axée sur le sport que vous aurez deviné sans notre aide, revient en cette fin d’année par le biais d’Handball 17. Souhaitons que les bonnes idées aient été renforcées et au moins une partie des défauts effacés.

L’idéal c’est le handball

Nouvel épisode, égal un contenu plus conséquent ? C’est ce que l’on peut théoriquement imaginer et effectivement, ce n’est pas mal du tout du côté des licences, avec 82 équipes officielles venues de quatre grandes nations de cette discipline : Allemagne, Danemark, Espagne et France, avec les deux meilleurs championnats pour chaque. On retrouve donc, notamment pour l’Hexagone, la fameuse Lidl Starligue, de quoi se lancer dans des Nantes – Saran jusqu’à plus soif. On ne pourra en revanche que regretter l’absence de sélections nationales, pourtant le fer de lance du hand IRL, et plus encore de la parité. Pas de féminines, donc, il faudra alors continuer à attendre avant d’incarner Blandine Dancette, Chloé Bulleux, Anita Görbicz ou encore Cristina Neagu.

Si Handball 17 convainc dans la richesse des clubs présents, cela ne se confirme en revanche pas pour ses modes. On pourrait même affirmer que l’on prend les mêmes et on recommence. On a droit au classique affrontement face à l’intelligence artificielle ou un autre joueur, qu’il soit à nos côtés ou en ligne. Dommage que l’on ne puisse toujours pas participer à plus que deux. Rien que quatre personnes pouvant indifféremment se répartir en 1 contre 3 ou 2 versus 2 aurait été excellent.
La Saison reste, elle, du même acabit que l’année passée et c’est bien là le problème, car si on s’en contentait auparavant, cette nouvelle mouture avait besoin d’ajouts. Ne serait-ce qu’inclure des coupes européennes semble largement possible, grâce à toutes les équipes y figurant, sans nécessiter les licences des compétitions officielles. Des épreuves fantaisistes auraient amplement enrichies l’expérience devenant monotone au bout d’une saison. D’ailleurs, on ne peut que conseiller de démarrer dans une deuxième division, afin de bénéficier au moins de l’attrait de l’accession à l’étage supérieur, puis de remporter le titre de celui-ci. On pourrait même pousser le vice en réclamant un côté gestion avec le recrutement, du staff pourquoi pas, mais au moins déjà des membres de l’effectif.
La Carrière reste aussi sur les rails des codes établis. On y crée son handballeur, de manière, non pas sommaire, n’exagérons pas, mais peu variée dans les possibilités. Puis, on le fera progresser grâce à des points glanés au cours de ses performances, que l’on utilisera afin d’améliorer différentes capacités. On y enchaine donc les matchs d’une façon similaire à ce qui se passe en Saison, avec juste l’apport d’objectifs fixés, afin de remporter les points d’expérience susnommés.

Rien de nouveau donc au programme, alors qu’un didacticiel, un mode basé sur des défis spéciaux et surtout l’approfondissement de ceux déjà en place auraient été les bienvenus. Et si l’on fera en sorte d’amener son avatar au top niveau dans la Carrière, on y prendra moins de plaisir si on l’a déjà fait sur le précédent, à cause du manque d’innovation. Par contre, le 1 vs 1 avec quelqu’un de son entourage ou un(e) inconnu(e) reste une valeur sûre.

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Hanche ball

Ce qui fonctionnait très bien l’an passé a été conservé et il semblerait même avoir été amélioré. Cela concernant les tirs, dont l’approche s’avère pensée comme il se doit par rapport aux spécificités du handball. En somme, on peut, dans un premier temps, toujours privilégier de frapper en suspension ou les pieds au sol. Cela se répercutant évidemment sur les actions défensives, car l’on peut s’imaginer que l’adversaire choisira un shoot en plein saut pour qu’il contienne davantage de puissance et puisse éviter un mur de joueurs. Tenter de bloquer bras levés pourra alors coûter cher, si l’on se fait avoir et que l’attaquant réussit à passer le ballon ou à effectuer un autre tir.

Parmi cet éventail de shoots, on retrouve bien sûr toujours la roucoulette donnant un effet à la balle, surprenant le gardien suite à un rebond. Mais aussi le tir à la hanche, l’un des plus célèbres de la discipline, permettant un fouetté impressionnant et de feinter une muraille de 3, 4 ou même 5 joueurs, s’attendant à ce que l’on dégaine en force, que l’on soit en suspension ou non. En plus de ces techniques, on a l’occasion de sélectionner la direction de manière, là aussi, réussie. Cela ne s’avérera pas pour autant trop facile, puisqu’il s’agira d’être rapide et de bien visualiser la fenêtre de jet en plein mouvement. Ce moment est donc de courte durée comme il se doit, sans quoi cela deviendrait trop facile, et l’on se risque donc souvent à assommer le public en lui balançant de grosses pralines au lieu de viser la cage.
Les combinaisons en attaque sont également performantes, tant dans leur gestion, que dans leur qualité. Sans omettre que l’on en aura besoin, tant il faut savoir créer de l’espace dans le hand et l’on n’y arrive pas en courant seul face à une opposition complète, là où ça reste possible en football ou au basket.

Clairement, au niveau de l’attaque, Handball 17 fait perdurer les bonnes idées qu’Eko Software avait déjà proposé dès son premier essai. On est convaincu par cette partie et sa fluidité, en y prenant beaucoup de plaisir. Néanmoins, dès que l’I.A. aura récupéré la possession, on fera moins les marioles. Il s’avère plus que complexe de réussir à l’empêcher de nous flanquer but sur but, que tous nos sportifs soient en face ou que l’on se prenne une contre-attaque. Dans ce dernier cas, il s’agira même de compter sur un mix entre un exploit de son gardien et un popotin bordé de pâtes alimentaires.
L’autre souci non réglé concerne l’arbitrage. Cela ne change pas, puisque comme dans la réalité (et même de façon plus prononcée), toucher l’adversaire vaudra un jet franc. Malheureusement, ce n’est pas tout, car les exclusions temporaires et donc, par la suite, définitives y sont généralement incluses. On a alors vite fait d’ajuster les règles, tant il s’agit d’un réel problème. Les contacts étant aussi fréquents que dans l’édition 16, on écopera souvent de la biscotte. Les défenses en zone arrivent également très souvent, enfin pas pour la console ou l’ordinateur, même si à force on prend de la marge pour que cela ne se reproduise plus.

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Vieille école

Tout comme son prédécesseur, Handball 17 attirera davantage pour sa beauté intérieure que pour son aspect visuel. Le moteur ne paie toujours pas de mine, loin de là d’ailleurs, car si le handball est le sport scolaire par excellence, on peut ajouter que ses graphismes sont même, eux, de la vieille école, tant ils semblent dater d’une autre époque. Mais il faut bien avouer qu’en jouant, on ne prête alors guère attention à ce détail et l’on s’en contente allégrement. Du moins, on s’en contente car la jouabilité fait finalement toujours preuve d’une grande fluidité, alors que si l’on est un(e) simple spectatrice/teur on remarque évidemment les animations au rendu rigide. Pourtant, aucune rigidité ne se ressent en évoluant au sein de celui-ci, ce qui confirme (cela s’avérant déjà le cas du 16), qu’il s’agit d’un logiciel à essayer et non à regarder. Il ne fait donc pas partie de cette catégorie dont l’on entend parfois dire : « On croirait regarder un vrai match ». En somme, il s’agit clairement d’un loisir interactif : on joue et on l’on s’amuse à coup sûr. Mais ce n’est assurément pas une vitrine graphique.
Concernant les handballeurs plus précisément, les visages ne sont que peu détaillés, comme vous vous en doutez par rapport à ce que l’on a déjà évoqué. Cependant, on réussira à reconnaître les vedettes de par leur look. Un Hansen, par exemple, est réputé en tant que joueur, élu le meilleur du monde il y a quelques temps, mais est reconnaissable grâce à ses cheveux longs, son bandeau et sa barbe, sans quoi il serait une personne lambda IRL et dans sa version virtuelle.

L’ambiance sonore ne diffère que peu de ce que l’on connaissait déjà. Bien qu’en tant que soft de sport, on sait avant même de le mettre en route que l’on zappera illico le son afin de commenter entre potes ou bien de lancer sa propre liste de lecture. Pour les besoins de la critique, on a toutefois fait l’effort de se pencher dessus, comme à chaque fois. Au final, on n’est ni plus attiré, ni plus repoussé qu’avec les concurrents basés sur d’autres disciplines. Hormis au niveau des commentaires, où quelques-uns arrivent à sortir du lot, mais ce n’est point le cas pour Handball 17.
L’ambiance dans les salles reste assez feutrée, ce qui est le véritable point dommageable de cette partie. Même si l’on doit avouer que les clubs proposés sont loin de tous posséder un public ultra fervent et que l’on peut donc en conclure que c’est réaliste. Pour autant, on n’aurait pas été contre une palette plus large, avec surtout l’inclusion d’atmosphères chaudes comme l’on peut en retrouver dans certains gymnases de l’Europe de l’Est, bien que les équipes concernées ne figurent pas dans le jeu. Cela valant également au niveau visuel, avec les fumigènes que l’on peut y voir parfois. Ici, on reste sobre et plutôt monocorde.

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En conservant, et même en améliorant la qualité de la fluidité et des nombreuses possibilités offensives de son prédécesseur, Handball 17 reste un très bon amusement en un contre un, avec en sus le côté attrayant d’une simulation de hand, grâce à sa jouabilité et les sensations différentes apportées par rapport aux sports dont on a l’habitude. Néanmoins, l’intelligence artificielle trop efficace face à une défense constamment perméable (contrairement à celle de l’I.A., comme par hasard) et sur laquelle on ne possède pas de véritable impact, ainsi qu’un arbitrage plus que strict, laissent une impression mitigée, du moins en solo.

Inod

Points forts :
– Les techniques de tirs
– Les combinaisons offensives
– Fluidité de l’action
– Des licences suffisamment nombreuses
– Un plaisir rafraichissant

Points faibles :
– L’I.A. trop forte
– Manque de combinaisons défensives et de gestes techniques
– Seulement à deux en multijoueur
– Graphismes

[note] La note : 14/20 [/note]

Développeur : Eko Software
Éditeur : Bigben Interactive
Genre : Handball
Supports : PC, PlayStation 3, PlayStation 4 et Xbox One
Date de sortie : 09 novembre sur consoles et 11 novembre 2016 sur PC

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