Test : EarthBound Beginnings (eShop Wii U)

earthbound beginnings logoAnnoncée pendant l’E3 2015 et pour célébrer les 20 ans de la série, Mother 1 débarque enfin en Europe dans une version anglaise uniquement, rebaptisée EarthBound Beginnings. Disponible en téléchargement sur l’eShop de la Wii U, cet épisode permet aux joueurs européens de découvrir ce qu’il s’est passé avant l’apparition de Ness. 26 ans après, Ness-t-il pas trop tard ? Des éléments de réponse tout de suite.

Jeu Nes à la dérive : Ness pas un aventurier qui veut !

Après avoir renommé le héros si bon vous semble, l’aventure débute de nuit, dans la maison du jeune Ninten. Le jeu est plein d’humour, alors un héros Nintendo qui s’appelle Ninten n’est pas anormal ! Le pauvre garçon est réveillé en pleine nuit par des bruits étranges et la maison qui tremble. Il se lève et se fait attaquer par une lampe sauvage. En inspectant les autres pièces, même les poupées sont agressives ! Un monde de fou qui inquiète sa sœur et sa maman : Ninten décide alors de savoir qui est responsable de tout ce désordre et s’embarque dans une aventure qui va lui faire parcourir la région en réglant au passage les problèmes des habitants : attaques de zombies, animaux enragés et autres bizarreries vont l’occuper jusqu’à ce qu’il découvre la cause de tout ce chaos.
EarthBound Beginnings est une aventure un peu déjantée et attachante, dans la lignée des meilleurs RPG japonais. Sortie en 1989, c’est le premier RPG donc l’action se situe dans un univers contemporain. Ninten est aussi le seul héros de la série à souffrir d’asthme, ce qui peut gêner en combat, et à ne pas avoir de pouvoir PSI offensif (à l’inverse de Ness et Lucas).

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Ness est cité fait loi ! Ness perd pas tout le temps. Gagné !

Earthbound Beginnings, comme tout jeu NES de la fin des année 1980, est doté d’une difficulté assez élevée, même pour un RPG. Dès le début, il faut passer beaucoup de temps à combattre les premiers ennemis en espérant les vaincre pour gagner un peu d’expérience afin de monter en niveau. Chaque passage de niveau augmente un peu les statistiques des personnages mais peut considérablement modifier leur comportement en combat : un ennemi jusqu’alors redoutable peut devenir presque inoffensif en gagnant juste un niveau ! Les combats sont aléatoires et se déroulent via un menu : on a le choix entre attaquer, utiliser un objet ou un pouvoir PSI. Les pouvoirs consomment des points PSI qui ne se régénèrent pas : il faut donc penser à les économiser si on est loin d’un soigneur !

L’exploration doit être minutieuse : les endroits dans lesquels on peut rentrer ne sont pas toujours signalés. Pour utiliser un objet ou vérifier quelque chose, il faut obligatoirement passer par le menu qui propose soit de parler, soit d’utiliser un objet/un pouvoir, de vérifier le statut des personnages ou d’inspecter un objet. Ce système assez rudimentaire était classique à l’époque et rappelle fortement les premiers Dragon Quest, d’ailleurs on y retrouve aussi « *ennemy name* draws near » quand un combat se déclenche. Si on s’habitue rapidement au menu, en revanche les déplacements sont un peu pénibles et plus agréables à la croix directionnelle qu’au stick. Le moindre obstacle peut gêner. D’un point de vue technique, le soft est assez minimaliste, même pour l’époque : les décors et bâtiments sont assez vides mais cela passe quand même. On est loin du niveau de détails d’un Batman, pourtant de la même époque. En revanche les musiques sont de bonne facture, tantôt rythmées et motivantes, tantôt bizarres et angoissantes mais toujours agréables et elle collent bien à l’ambiance. D’ailleurs, ce jeu bénéficie d’une ambiance unique qui oscille entre drame (les extraterrestres veulent envahir le monde !) et humour délirant (hippies, ennemis décalés etc).

Comme tout jeu de l’époque, rien n’indique ce qu’il faut faire. Le joueur doit chercher seul les quêtes, les objets importants, les huit chansons à récolter tout au long du jeu sans trop compter sur la moindre aide du logiciel, ce qui augmente d’autant la durée de vie du logiciel. De temps en temps, des personnages supplémentaires intègrent l’équipe, ce qui est plus pratique quand on doit combattre des groupes d’ennemis. Ces derniers sont aussi sensibles à certains éléments, ce qui réduit considérablement la durée des combats. Enfin, les relations entre Ninten et sa copine finissent même par évoluer pendant l’aventure, ce qui rend EarthBound Beginnings assez complet pour l’époque, même si l’argent et les objets n’ont pas une grande importance.

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Sans EarthBound, Ninten donnait pas grand chose !

Série mythique par excellence, Mother a permis à Nintendo de démontrer son génie dans d’autres domaines que les jeux de plateforme. Ce premier épisode tranche radicalement avec les autres productions de l’époque, dont Dragon Quest, et pose les bases d’une série populaire qui, bizarrement, a mis du temps à sortir de l’archipel.

Malgré sa difficulté qui oblige à « faire du leveling » en permanence, EarthBound Beginnings propose une aventure assez surprenante, attachante et plaisante. En plus, la durée de vie est plutôt bonne à condition de s’investir pleinement dans le jeu. Le charme retro des vieux jeux NES peut aussi faire craquer plus d’un joueur, si les dialogues en anglais ne les dérangent pas. On peut perdre à volonté sans voir son expérience diminuer et il y a pas mal d’endroits où se soigner et sauvegarder, ce qui permet d’avancer tranquillement dans le jeu. EarthBound Beginnings est un monument du J-PRG à découvrir, surtout qu’il a inspiré des jeux récents, également disponibles sur l’eShop de la Wii U, comme Citizens of Earth. On retrouve aussi Ninten en autocollant dans Smash Bros. Si vous voulez tout savoir sur ce héros atypique, ne vous privez pas de ce jeu !

 

Enguy

Points forts :

– Le premier Mother
– Un JRPG attachant et plein d’humour
– Bonne durée de vie

Points faibles :

– Version anglaise uniquement
– Difficulté élevée : leveling obligatoire !
– Décors un peu vides, même pour un jeu NES

La note Gamingway : 14/20

Editeur : Nintendo
Genre : RPG
Support : eShop Wii U

Date de sortie : 15 juin 2015

  • Twinsunnien15/07/2015 à 19:44Permalink

    Je ne m’attendais pas à ce que Gamingway test ce jeu, marrant, je l’ai acheté hier, heureusement sinon j’aurai voulu l’avoir à la suite de ce test ^^.
    Enfin Mother arrive, le tout début quoi. Après la série a toujours été sobre graphiquement, mais c’est ce qui fait son charme aussi, et surtout le scénario décalé et foufou.
    Plus qu’à attendre le 3 quoi ^^.

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