Test : Dragon Quest XI : Les Combattants de la destinée (PS4)

Sorti l’été dernier au Japon, DraQue XI débarque enfin chez-nous. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il était attendu ! En effet, la dernière aventure solo de la saga sur console de salon commençait à dater (je ne parle pas des épisodes non-canoniques, tels que Dragon Quest Builders, Dragon Quest Heroes 1 & 2 ou autres dérivés, bien entendu)…

Notons que le jeu est sorti sur PS4 et PC, mais également dans une version assez différente (oldschool) sur 3DS. Le test suivant se concentre uniquement sur la version PlayStation. Alors, la magie des Dragon Quest est-elle au rendez-vous une onzième fois ?

L’Illuminé… L’Éclairé, plutôt

Après une rapide scène d’introduction où l’on voit défiler à vitesse grand V (presque) toute l’enfance du héros, on se retrouve rapidement dans ses bottes, en fin d’adolescence, et on va devoir quitter son village (pas vraiment) natal et partir à l’aventure. Classique !

En effet, après son rite de passage à l’âge adulte (qui sert de tutoriel) qu’il effectue accompagné de sa douce et blonde amie d’enfance, ils sont soudainement attaqués par un oiseau géant. Une lumière divine émanant de la main du héros les sauve alors, mais les plonge également dans une grande perplexité et de nouvelles interrogations : Pourquoi ? D’où cette lumière et cette marque étrange sur sa main proviennent-elles ? Que s’est-il passé ? D’où vient-il et qui est-il vraiment ?

Et comme le héros c’est vous, vous allez partir “à la grande ville” et à la rencontre du roi, essayer de trouver des réponses.
Voici comment débute votre aventure et comment vous vous retrouvez à dos de cheval à parcourir de vastes plaines d’herbe verte, couvertes de monstres mignons qui gambadent (mais qui sont là pour la bagarre, ne vous y trompez pas).

Une des premières choses qui marque lorsque l’on lance le jeu, c’est que les voix sont en anglais, ce qui est assez déroutant. Il est impossible de changer et pour tous ceux qui pensaient trouver un doublage japonais, il va falloir s’y faire… Rassurez-vous, toute l’interface ainsi que les sous-titres sont en français, avec de plus, une traduction travaillée.
Pour ce qui est du character design (toujours signé Akira Toriyama) et de l’univers général du titre, pas de dépaysement par contre, on retrouve tout de suite ses marques.
Entre la musique (bien connue), la possibilité de sauvegarder dans les églises, le bestiaire et les personnages vus et revus, on sait exactement quoi faire et comment s’y prendre… Et ce n’est pas pour nous déplaire.
Tout nouveau joueur découvrira également avec plaisir cet univers joyeux et sympathique.

Toutous Everywhere

Graphiquement, le jeu est très joli et, même s’il garde cette patte toujours entre le dessin animé et cel shading qui lui est propre, on note que les décors sont vraiment soignés et que le jeu est chatoyant et coloré, comme ses prédécesseurs. C’est vraiment un plaisir de parcourir ce (pseudo) monde ouvert, qui est en fait composé de zones bien distinctes à parcourir à pied ou à cheval. Afin d’éviter de trop longs périples et même esquiver quelques monstres de bas niveau, on pourra ici monter à cheval, ce qui est bien pratique. On aura également la possibilité de “locker” son personnage en mode “course” pour les plus flemmards. Dommage qu’il y ait des temps de chargement assez longs entre certaines zones.
Ici, on a également la possibilité d’établir un camp de fortune avec un feu de bois (qui permet, entre autres, de reprendre des forces), ainsi que de monter sur certaines parois rocheuses ou sur les toits des bâtiments, ce qui donne un peu plus de “volume” à l’aventure. Notons toutefois qu’on est loin d’un Zelda Breath of the Wild et qu’il faudra bien sûr effectuer ce genre d’action uniquement aux endroits proposés.

Les monstres sont mignons, c’est le bestiaire habituel, et très important : il y a des chats, mais surtout des toutous partout (même si leurs proportions sont assez bizarres, je trouve). Ces chiens sont plutôt choupis et on a envie de s’arrêter pour les caresser et jouer avec eux !!
Bon, il y a aussi des vaches qui prédisent la météo, donc ça reste assez loufoque et c’est bien une des qualités du jeu : son ambiance joyeuse, marrante, bien que parfois sombre et assez décalée. C’est une des marques de fabrique de la série. Malgré une narration assez classique et quelque peu attendue, on ne s’ennuie pas et il y a quelques rebondissements toujours bienvenus.

« Another one bite the dust ! »

Dragon Quest, onzième du nom, reprend globalement le système habituel et bien connu de ce J-RPG avec quelques ajouts. En ce qui concerne les combats, ils ne sont pas aléatoires (ouf), car on aperçoit les monstres se promener un peu partout. Lorsque le combat se lance, c’est du tour par tour tout ce qu’il y a de plus classique. On gagne de l’EXP et il y a même un arbre de compétences avec des points à distribuer à chaque niveau. Un RPG, quoi… Tout ici est dans le plus pur respect de la tradition.
Notons également une sorte de mode “fury” qui rend le joueur fluorescent en plein combat et qui verra ses capacités décuplées (les affrontements sont vite expédiés quand on passe en mode berserk). Encore mieux, dans le même ordre d’idée, au bout de plusieurs coups encaissés, il y a carrément une attaque d’équipe qui permet d’effectuer un combo aussi esthétique que ravageur à plusieurs. Plutôt sympa !
Puis, notre compagnon d’arme nous sortira à la fin du combat un petit « Another one bite the dust ! » qui nous mettra la chanson dans la tête pour tout le reste de la partie.
Comme les combats peuvent être initiés ou évités au bon grès du joueur, notamment avec des attaques surprises, ils ne sont pas trop rébarbatifs, ce qui est déjà un bon point.

Quête Draconienne ou Draconique ?

À partir de deux ou trois heures de jeu à peu près, on débloque la forge qui permet de fabriquer ses propres armes ou armures sous la forme d’un mini-jeu (très simple). D’autres petites options du même style viennent agrémenter au fur et à mesure la partie, comme des courses de chevaux ou encore des jeux de casino. S’ils ne sont pas sensationnels, cela permet de varier les plaisirs et de faire de nouvelles découvertes.
D’ailleurs, en parlant de simplicité, la difficulté générale du titre n’est pas vraiment au rendez-vous et la progression ressemble plutôt à une promenade de santé (sauf les boss qui, quand même, en ont un peu dans le pantalon). Il est toutefois possible d’augmenter la difficulté du jeu artificiellement en choisissant dans le menu principal Quête Draconique qui corse le niveau en ajoutant plein de handicaps que l’on peut choisir à la carte. Mais est-ce que cela vaut bien le coup ? Ce n’est pas vraiment ce que l’on recherche…

Les combattants de la destinée

La panoplie de personnages, que l’on aperçoit dans la cinématique de présentation du jeu, donne envie de tous les rencontrer et c’est aussi ce qui fait le charme du jeu. Parcourir les différentes régions à la découverte de ses secrets et à la rencontre des ses habitants tous hauts en couleur, tout en déroulant le scénario, voilà le vrai plaisir de ce DQ XI !
La durée de jeu est globalement de 70 heures, ce qui est déjà assez conséquent et peut largement aller au delà des 100 heures de jeu si on parcourt les quêtes secondaires, qui parfois sont assez simples, comme aider un chat à descendre d’un toit, mais aussi souvent rébarbatives et pénibles, comme fouiller toutes les maisons de la ville à la recherche d’un livre précis.

 

La direction artistique plus que réussie, le vaste monde, les nombreux personnages hauts en couleur ainsi que tout l’univers bien connu de la saga, font de ce RPG un “must have” ! D’ailleurs, la version Switch risque d’être un véritable carton si elle est aussi réussie que celle-ci sur PS4.
Vous l’avez compris, ce Dragon Quest XI : Les Combattants de la destinée, c’est du classique, du très classique même, mais c’est très jouissif.

Points forts :

– La direction artistique chatoyante
– L’aventure
– Le bestiaire toujours aussi sympathique
– Les personnages charismatiques
– Reste dynamique pour un RPG oldschool

Points faibles :

– Pas très original
– Ne prend pas trop de risques
– Quelques temps de chargement longuets
– La musique pas des plus recherchée

La note : 17/20

Éditeur / développeur : Square Enix
Genre : RPG, J-RPG
Plateforme : PS4, PC et 3DS (dans une autre version). Prévu également sur Switch !
Date de sortie : 04 septembre 2018

  • Marynou15/09/2018 à 15:18Permalink

    Mais attends… Ils ont quoi dans le pantalon, les boss ? Apparemment ils en ont, mais je suis pas sûre de quoi 0:)

  • Marynou15/09/2018 à 15:19Permalink

    Précision : le jeu n’était pas doublé en japonais. Que de l’écrit. Il a été doublé pour l’occident ! D’où l’absence de version japonaise je pense…

  • Sironimo18/09/2018 à 15:47Permalink

    Marynou > De la détermination !! Voila ce qu’ils ont ;)

    Marynou > C’est vrai qu’il y a une explication logique.

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