Test : Birthdays the Beginning (PS4)

Birthdays the Beginning est le nouveau titre de Yasuhiro Wada, créateur de la série Harvest Moon (devenue Story of Seasons en 2014). Ici, il ne sera pas question de ferme, d’agriculture ni de rencontre amoureuse, mais bien d’un créateur de vie dans un vaste terrain de jeu de style “bac-à-sable”… En tout cas, c’est la promesse annoncée. Allez, on se prend donc pour un dieu de l’espace le temps de quelques heures, et on voit ce que ça donne.

♫ « Et voici Navi, Navi, Navi, la belle Navi qui coule dans nos veines » ♫

Dans Birthday of the Beginning, tout débute dans une bibliothèque remplie de livres. On comprend vite qu’elle représente le savoir de l’humanité et si au début les graphismes d’introduction (des dessins fixes) sont plutôt soignés et arborent un style crayonné du plus bel effet, il ne faudra pas s’y attarder, car ce n’est pas du tout représentatif du reste du titre…
Après donc une rapide introduction, on se retrouve dans une grotte mystérieuse où un losange parlant du nom de “Navi” nous accueille. Rapidement, Navi va nous expliquer que le monde a besoin de nous et qu’il va falloir recréer la vie depuis son origine sur une terre vide en forme de cube.
Comme tous les “Navi” du jeu vidéo, le parallélépipède parlant s’avère très bavard et nous expliquera tous les rudiments du jeu : modeler le niveau du sol du cube afin d’obtenir des montagnes ou des étendues marines, faire avancer le temps à la manière d’un SimCity pour voir le monde évoluer après vos interactions et j’en passe. Tout cela vous coûtera de l’énergie et il faudra donc déplacer son avatar, sorte d’étrange personnage rouge aux yeux jaunes sur toute la surface du cube afin, de modeler le terrain à son idée… Mais pas qu’à sa convenance, en fait, car c’est là que tout se corse.
En effet, Navi vous apprendra également qu’il faut créer la vie dans le bon ordre et que chaque organisme a sa place, et surtout ses caractéristiques d’apparition. Il vous sera alors demandé de façonner votre monde cubique de telle sorte que la température soit celle demandée au degré près, avoir exactement le bon taux d’humidité dans l’air ainsi que d’autres paramètres assez précis. Une fois toutes ces caractéristiques réunies, il se peut qu’un être vivant apparaisse alors sur votre cube.

Navi-versaire !

De l’algue au plancton, en passant par les micro-organismes, il faudra créer chaque être vivant et suivre une route toute tracée. Autre but du jeu : aller scanner chaque nouvelle apparition de vie sur le cube, ce qui s’avère assez fastidieux, car il est difficile de différencier une nouvelle plante parmi les centaines d’autres, par exemple.
Du coup, le rythme imposé par le jeu consiste à écouter Navi, réunir les éléments demandés afin de créer l’être vivant désigné, le scanner, faire prospérer le tout en faisant défiler le temps et ainsi de suite. Bien sûr, certains organismes apparaissent d’eux-mêmes sur le cube et rend le tout un peu plus vivant.
Notons également l’apparition aléatoire de “graines” lumineuse sur la map qui permettent d’avoir plusieurs bonus, tels que : regagner des PV afin d’effectuer des actions, faire évoluer une espèce, faire diminuer ou augmenter la chaleur ou l’humidité à un endroit du cube, et toutes sortes d’autres possibilités. On peut très bien faire sans ces bonus, mais soyons honnête, une fois bien maîtrisés, ils aident considérablement à faire progresser la partie !

Stromatolite – Happy (Birthday) !

Contrairement à ce qu’on peut voir sur la jaquette du titre, on se retrouve donc pendant plusieurs heures à se contenter de micro-organismes ou de bestioles aux noms barbares, comme  : Stromatolite, Anomalocaris ou encore Cyclomedusa pour ne vous citer que les plus prononçables. Ça manque un peu de glamour, mais au moins, c’est assez précis et scientifique… Bien que Birthdays The Beginning permette par la suite aux humains et aux dinosaures de cohabiter ! Donc, le jeu est à la fois réaliste et complètement fantaisiste, ce qui est… très étrange comme parti pris !
Malgré tout, il faut bien avouer que c’est un réel plaisir de voir apparaître au sein de notre monde les premiers batraciens, les reptiles et ensuite les dinosaures. Ensuite, on crée carrément les mammifères, les primates, les humains et tout s’enchaîne beaucoup plus vite.

Il faut savoir que le titre se décompose en 4 parties distinctes, composées chacune d’un certains nombre d’objectifs à atteindre pour retracer l’histoire de la Terre depuis ses débuts (d’où le nom du jeu). Il se termine donc en quelques heures (5 ou 6 heures)…
Mais une demi-douzaine d’heures peut paraître fastidieuse, car en réalité le jeu manque cruellement de fun. En effet, les actions sont répétitives et je ne parle même pas de la musique ni de l’ambiance sonore. Et surtout, les commandes sont peu précises, ce qui, pour un simulateur de monde qui demande pas mal de précisions, n’aide pas. Je pense que le titre est probablement beaucoup plus maniable sur PC, mais ce n’est pas si sûr. Bref, la promesse de monstres en pâte à modeler et d’animaux mignons de la couverture n’est donc pas forcément tenue, même si c’est vrai que les êtres vivants ont un design plutôt mignon. Le manque d’interactivité générale avec le monde créé fait d’ailleurs un peu de peine. De plus, aucune réelle catastrophe n’arrive, à part l’extinction de quelques espèces ou la frustration de ne pas arriver à en créer certaines sur les des 200 créatures présentes dans le jeu.

Birthdays the Beginning nous vend un titre coloré, mignon, fun et rigolo, mais la réalité est toute autre. Il est certes mignon, mais surtout assez austère et difficile à prendre en main. De plus, même si un mode libre existe ainsi que plusieurs défis hors de l’histoire de base, on s’y ennuie et on a du mal à y trouver un quelconque intérêt.

sironimo

Points forts :

  • Les graphismes mignons
  • L’excitation de créer des êtres vivants
  • Les 200 créatures plutôt réussies

Points faibles :

  • Répétitif
  • Difficulté de scanner (et surtout trouver) les éléments
  • Pas très intuitif et difficile de maniement
  • Durée de vie faible et manque de liberté
  • On s’ennuie !
La note : 13 / 20

Éditeur / Développeur : Arc System Works
Genre : Simulation / Bac-à-sable
Supports : PC / PS4
Date de sortie : 09 mai 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *