Test : Nintendo Pocket Football Club (3DS – eShop)‏

nintendo-pocket-football-club-3ds-jaquette-coverSuite à six années de travail, Nintendo Pocket Football Club aurait pu être affublé du surnom d’arlésienne des portables Nintendo, celui-ci n’étant évidemment pas prévu sur 3DS lors du lancement de son développement. Mais le voici enfin, dans un marché des jeux de gestion sportive dominé par un géant, ayant détruit les concurrents possédant également les licences officielles. Justement, NPFC ne joue pas dans cette cour mais dans celle de la virtualité et de la customisation, y compris des joueurs, à l’instar de nombreux jeux sortants sur PC, portables ou tablettes.

Super champions

As-tu déjà supporté l’équipe de foot de ta région ? Dans un stade, devant ton écran de 3DS ? Oui ou non, finalement peu importe, car ce que propose Nintendo Pocket Football Club c’est d’en devenir le manager et bien plus encore.

L’arrivée dans votre club débutant par la possibilité de le customiser. En le renommant Football Club Gamingway Atlantique par exemple et en modifiant de manière assez détaillée son équipement, de notre côté nous avons choisi totalement par hasard des rayures jaunes et vertes. Sans omettre l’utilisation du Mii de son choix comme manager, toujours un plaisir de pouvoir incarner sa propre représentation Nintendoesque.

A partir de là, l’important c’est de commencer à vous familiariser avec votre club, sous forme d’un tutoriel de pré-saison. D’autres membres du club (secrétaire, entraineur, kiné… ), vous donnant la marche à suivre pour apprendre la base, comme sauvegarder ou lancer des matchs. Ainsi que des indications pour la tactique de votre équipe et ses entrainements. De quoi se familiariser avec cette nouvelle forme de jeu de management.

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Muscle ton jeu

Durant les parties, vous récolterez des cartes servant à entrainer vos joueurs. Celles-ci améliorent différents points précis de leurs statistiques, hormis quelques-unes apportant une dose de hasard.

Elles sont divisées en quatre catégories :

– tactique
– technique
– physique
– soutien

Si les premières comportent des entrainements classiques, tels que ceux des passes, têtes, tacles… la dernière apporte une touche un peu plus funky. On y retrouve divers à côtés, employés pour la détente et la cohésion d’un groupe dans le véritable football, comme une séance jeux vidéo, de méditation ou un passage aux thermes. Mais également d’autres manières de s’entrainer, par la pratique du judo par exemple, chère à certains défenseurs centraux s’inspirant d’Automne Pavia.

Entrainer ses troupes possède donc un côté quasiment ludique, contrairement aux autres jeux de management, sans pour autant galvauder son importance. A ceci près que les statistiques des joueurs sont évaluées en lettres, à partir de E et remontant progressivement dans l’alphabet jusqu’au A, puis enfin le S, comme dans de nombreux autres logiciels, signifiant la note maximale. Soit des différences moindre que dans la plupart des autres jeux, notant de 1 à 10 ou de 1 à 20.

Il sera alors essentiel d’associer ses mini-footeux de manière cohérente, pour qu’ils puissent combiner entre eux et décrocher la victoire. En somme, créer une véritable équipe et non un amas d’individualités, comme dans la vraie vie et comme le football c’est la vie…

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Club de cœur

Dans le football, les spécialistes autoproclamés ne parlent que rarement de tactique et de technique. Tout ce qui les intéresse, ce sont les transferts !

Evidemment dans les jeux de gestion à caractère sportif, ce point déjà essentiel dans la réalité est souvent décuplé. Le temps passé à dénicher la perle rare et dans les tractations avec l’agent, le joueur, voire s’il est sous contrat le club concernés, devenant colossal sans aucun mal.

Un marché des transferts est ici présent, avec la possibilité de proposer un contrat à des joueurs libres ou de tenter une approche envers d’autres déjà signés dans un club. Il faudra pour cela remporter de la monnaie virtuelle, qui espérons le restera, sans quoi il sera inenvisageable de recruter. Vous n’êtes pas là pour couler le club, contrairement à ce que l’on peut faire dans d’autres simulations.

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Pokéfoot

Les jeux de management sportif nous ont habitués à des représentations de matchs faites de petits cercles se mouvant sur le terrain, de commentaires écrits et parfois même de moteurs physiques 3D bugués comme jamais.

La première est quasi tout aussi présente dans Nintendo Pocket Football Club, avec des bras, des jambes et des cheveux, tous bruns, ajoutés à ces billes. On peut également y découvrir l’activité des joueurs sur l’intégralité du terrain.
Le tableau d’affichage, des statistiques, ainsi que la possibilité de remplacer des joueurs et de changer sa stratégie peuvent remplacer cette diffusion, uniquement jouée sur l’écran du bas.

Celui du haut servant à la retransmission en direct, dans un très joli style pixelisé. Le développeur évite par la même occasion les railleries sur une éventuelle tentative réaliste, qui serait encore moins envisageable sur 3DS que sur PC. Le tout dans une ambiance sonore rappelant les jeux de football 8 bits.

Ajoutons à cette patte graphique, les illustrations des cartes d’entrainement. Enfantines et amusantes, elles ne dénaturent pas l’atmosphère globale du jeu, tout en accentuant ce côté accessible et chaleureux. Elle est loin l’austérité et l’avalanche de noms et de problèmes mathématiques, pouvant rebuter les non initiés des jeux de gestion.

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Sport d’équipe

L’envie d’améliorer son équipe est démultipliée par la possibilité d’affronter en réseau d’autres managers en herbe, afin de devenir le numéro un.

Les chargements de classements pour le choix de son adversaire et la mise en route du match sont très rapides et donnent envie de jouer régulièrement, même si l’on ne possède que peu de temps. Des points essentiels, bien que pour la recherche d’opposants cela provient d’une subtilité amenant également son lot de défauts.
Tout simplement car l’on ne joue pas en direct. Vous affronterez un adversaire avec chacun vos tactiques et formations définies à l’avance et sans possibilité de changer soi-même quelque chose durant le match. Pas de remplacements, ni de stratégies évolutives.

Il faudra uniquement compter sur les options de contrôle que vous aurez prédéfini. Seulement quatre au programme, avec pour chacune un mitigeur permettant des distinctions suffisamment variées.
Les quatre options étant :
– le style de jeu, plus ou moins défensif ou offensif
– la discipline, de souple à stricte
– les substitutions, proactives ou réactives
– la sélection de joueurs, de stables à imprévisibles

Malheureusement, on a pu constater en match que les répercussions sont parfois on ne peut plus curieuses. Comme lorsque nous venions d’encaisser un but à la 29ème minute, le score étant désormais de 2-1 en notre faveur, et que l’I.A. remplaça un de nos milieux par un défenseur. Un choix aberrant, d’autant plus que notre style mis en place penche vers le tout pour l’attaque.

Un grand manager se révèle principalement grâce à trois qualités : sa capacité à homogénéiser son équipe, anticiper par rapport à un adversaire précis et réagir à la situation d’un match. De nombreux exemples dans le monde du football témoignent de ce dernier aspect : finale de C1 entre le Bayern et Manchester, ainsi que celle entre Liverpool et Milan, la finale de l’Euro 2000 ou bien encore l’entrée décisive d’Alain Cavéglia pour Nantes en finale de Coupe de France contre Calais toujours en 2000. En ne pouvant y accéder dans ce type de rencontres, on perd énormément de ce que ce doit d’être une simulation de gestion sportive. Finalement, on retrouvera en haut du tableau ceux avec les meilleures cohésion et préparation d’avant-match, mais pas ceux savant tout changer sur le tas, tel Roger Lemerre

A noter que NPFC dispose d’un site Internet déjà performant sur les fonctionnalités réseau avec des tableaux, l’annonce des tournois, les détails des équipes… Souhaitons que cela perdure, avec pourquoi pas l’apparition des classements dans leur intégralité.

Il est aussi possible d’évoluer en local et en amical, ce que nous n’avons malheureusement pas encore pu tester, faute d’adversaire à notre disposition.

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Choix sportif

A l’instar de tous les footeux, le choix sportif prime et jamais Ô grand jamais le choix financier. A première vue, on pourrait imaginer qu’il en est de même pour NPFC, qui propose un très bon jeu, avec une richesse en ligne et le tout moins cher qu’une nouvelle sortie classique. Qui plus est, il est soldé à 11,99 € jusqu’au premier mai, avant de passer à 14.99 €. On ne peut donc en penser que du bien, si et seulement si l’on n’a pas remarqué la déjà pléthore de DLC payants disponibles. Ceux-ci sous la forme d’équipes spéciales, délivrant de nouvelles cartes d’entrainement suite à leur rencontre avec la votre.

En prenant les matchs les uns après les autres, le coût gonfle vite, 1.49 € pour certaines, 2.49 € pour d’autres, l’argent ne permet pas de remporter des trophées, sauf pour certaines équipes, mais il contribue, même dans un jeu vidéo.

Du contenu additionnel proposant des tenues spéciales ou des looks pour les footballeurs, n’aurait pas été vu d’un mauvais œil total, bien que cela ne s’avèrerait pas non plus une bonne nouvelle. En revanche, qu’il influence la progression de l’équipe a de quoi révolter. On tend vers le pay to win, l’antithèse de ce qu’est un jeu et pourtant ça Nintendo nous le prouve depuis des années, avec du jeu, juste du jeu.

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Avec sa customisation assez importante et ses possibilités en réseau très attractives, Nintendo Pocket Football Club attire aisément. Y compris les non initiés à la gestion ou non férus de sport, qui pourront être charmés par son aspect visuel. Mais surtout le plus important est là, à savoir la cohésion des joueurs, dans une stratégie donnée, soit une véritable simulation de management.

Inod

Points forts :
– Le collectif prime
– Customisation de son club
– Choix graphique des footballeurs
– Ambiance chiptune
– Site Internet approfondissant les fonctionnalités réseau
– Richesse de possibilités Streetpass et Spotpass
– Chargements, sauvegardes et mode réseau rapides

Points faibles :
– Pas d’interaction en direct lors des matchs en réseau
– Impossibilité d’échanger des joueurs avec quelqu’un ne figurant pas dans sa liste d’amis
– Obligation de suivre toutes les rencontres de son équipe
– Les DLC déjà nombreux et versant dans le pay to win

[note] La Note Gamingway : 16/20 [/note]

Développeur : ParityBit
Editeur : Nintendo
Genre : Football / Gestion / Sport
Supports : 3DS et 2DS (eShop)
Date de sortie : 17 avril 2014

  • Twinsunnien12/06/2014 à 21:18Permalink

    J’ai mis le temps, mais ça y est, effet coupe du monde ou pas, j’ai craqué et je me le suis pris, bah c’est fun, drôle, plutôt joli, assez simple d’accès, un Football manager pour les nuls quoi, j’adore.

  • Inod29/07/2014 à 19:05Permalink

    Ou pour s’amuser en multijoueur, car à FM je suis une vedette..

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