Test : Mega Man Xtreme (3DS – eShop)‏

mega-man-xtreme-3ds-jaquette-cover-logo-01Toujours un plaisir de se plonger vers la Console Virtuelle de Nintendo, que l’on possède déjà une histoire avec le jeu en question ou non, car au-delà de cet aspect personnel, il s’agit d’un pan de l’histoire que l’on visite ou revisite à chaque fois. Aujourd’hui c’est à la rencontre d’une franchise de légende que nous allons : Mega Man, Rock Man pour les intimes, avec Mega Man Xtreme. Jeu initialement sorti sur Game Boy Color il y a une bonne dizaine d’années.

Xtreme limit

Pour les esthètes, sachez que l’histoire se déroule entre Mega Man X2 et Mega Man X3.

Suite au piratage de l’Ordinateur Mère du quartier général, annoncé par Zero à notre héros robot bleu, Mega Man devra partir en chasse d’un groupe appelé Shadow Hunters, composé de certaines de ses répliques défaillantes créées par le Dr Cain.

Ces Mavericks menés par le hacker Techno, seront poursuivis à travers le cyberespace par Mega Man, qui sera soutenu par un génie informatique, Middy. On notera d’ailleurs lors de sa présentation une légère touche humoristique, ce minuscule geek se retrouvant juste à côté du grand gaillard qu’est notre chevalier des temps modernes. Pourtant, ce dernier nous semble toujours petit lors de ses aventures, rendant alors cette opposition de styles encore plus frappante.

En sus du menu fretin, huit boss Réploïdes seront à combattre. Quatre en difficulté Normale, quatre autres en Difficile et enfin les huit au complet en Extrême.

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Ranger Super Mega Man

Le système de jeu de Mega Man Xtreme, et l’on pourrait même dire des débuts de Mega Man, se compose d’un duo d’axes forts : la plateforme et l’action.

Pour les déplacements, nous sommes une nouvelle fois ravis que le joystick et la croix directionnelle soient disponibles et que l’on puisse passer indifféremment de l’un à l’autre. Les deux fonctionnent très bien, ce qui n’est pas toujours le cas du joystick pour lequel le logiciel n’a pas été conçu. Tandis que les gamers non habitués à la jouabilité à la croix directionnelle et plus particulièrement à ce type de jeu à l’ancienne, peuvent parfois être rebutés. Ici aucun problème, chacun y trouvera son compte sans rien perdre de la qualité du jeu.

Ajoutons-y les deux boutons d’actions, un de saut et un d’attaque.
Sauter sera loin d’être accessoire, puisqu’il vous faudra souvent jouer de dextérité pour atteindre votre but, sans non plus tomber dans l’impossible. Il servira aussi bien pour passer d’une paroi à une autre, afin de se hisser plus haut ou encore pour monter un mur à la verticale, via une série de rebonds sur sa tranche.
L’attaque vous permettra évidemment d’employer le bras canon de cet homme ou machine, soit par des tirs classiques, soit en chargeant pour une frappe plus dévastatrice.

Il est également envisageable d’ajouter d’entrée la fonction dash, permettant une brève accélération. Mais c’est justement sa présence qui fait se soulever l’énorme point faible de ce jeu : l’impossibilité de reconfigurer les touches.
L’attaque avec B et le saut avec A sont logiques, même si l’on apprécierait pouvoir changer cela à sa guise. Cependant, le dash avec Start est tout bonnement aberrant, tant par le placement de celle-ci, que par sa qualité en elle-même. Son enfoncement peu pratique en pleine action, contrairement à ceux des vrais boutons de jeu, ne s’adaptant absolument pas à des situations aussi intenses que le sont toutes les phases d’un Mega Man.

En faisant fi de celle-ci, on prend continuellement un certain plaisir à faire évoluer son héros de métal. Particulièrement lors des fameuses acquisitions de pouvoirs des boss. Chaque capacité obtenue étant nécessaire afin de vaincre un ennemi en particulier. Une feature faisant le charme de cette série depuis tant d’années, sans jamais lasser.

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Mega Pix-Man

Comme toujours, il est fort complexe de deviner si les graphismes d’un jeu développé pour Game Boy Color plairont à plus ou moins tout le monde. Quoi qu’il en soit, celles et ceux ayant connu cette époque ou n’ayant rien contre le pixel et la 2D, se régaleront du design de Suetsugu Haruki, qui a travaillé sur de nombreux Mega Man, ainsi que sur Street Fighter II, The Legend of Zelda : The Minish Cap, Armored Warriors
Ils n’ont véritablement pas pris une ride, comme cela est généralement le cas de la 2D, on ne peut pas en dire autant de nos expériences 3D de la même époque.

Au même titre que l’aspect visuel, les musiques de jeux vidéo peuvent aisément séparer les générations. Ce qui est bien dommage, Kajino Toshio et Utsumi Saori ayant plus que jamais réussi à effectuer du très bon travail et ce malgré les limites du ou de la (selon les goûts) GBC.
La bande-son, à l’instar des précédents softs de la licence, retranscrit idéalement l’action trépidante à laquelle nous prenons part, sans omettre les rebondissements, la mise en abîme… Les sonorités étant particulièrement entrainantes et héroïques, on se laisse facilement porter par celles-ci afin de dézinguer à tout-va.
On a également la chance de pouvoir en profiter dans les menus, avec la fameuse écoute de BGM, à l’ancienne !

Un autre détail important que l’on retrouvait souvent à cette époque et de moins en moins désormais : les multiples fichiers pour sauvegarder. On en retrouve quatre, et non un seul comme bien trop souvent dans les jeux récents. Cela permet évidemment de s’amuser et d’explorer davantage le jeu, en choisissant de conserver une partie après avoir réussi ou raté telle ou telle chose et d’en démarrer une autre avec une approche différente…

En ce qui concerne les ajouts par le biais de ce portage, cela se limite à la possibilité de définir un checkpoint dans sa partie, ce qui est toujours sympathique. En revanche, comme habituellement, nous n’aurions rien eu contre plus de bonus.

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Que l’on soit nostalgique ou un(e) jeune joueur(euse), Mega Man Xtreme conviendra vraiment à tout le monde. Même s’il possède cette saveur old school, bien qu’ils s’agisse d’un jeu du début des années 2000, n’importe qui y prendra du plaisir immédiatement, tout en se cultivant en histoire vidéo-ludique.

Inod

Points forts :
– Bande-son
– Graphismes toujours percutants
– Les pouvoirs
– Jouabilité au joystick et à la croix directionnelle de qualité
– Le point de récupération

Points faibles :
– Impossibilité de reconfigurer les touches
– Pas de localisation française

[note] La Note Gamingway : 15/20 [/note]

Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genres : Action/Plateformes
Supports : 3DS/2DS (eShop)
et Game Boy Color
Dates de sortie : En Europe, 04 septembre 2014
sur 3DS/2DS et 24 août 2001 sur Game Boy Color

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