Test : The Legend of Zelda : A Link Between Worlds (3DS)

the-legend-of-zelda-a-link-between-worlds-nintendo-3ds-cover_jaquette Un « Legend of Zelda » sur une console Nintendo, c’est toujours une fête. Un nouvel épisode de cette célèbre série  était attendu depuis longtemps par tous les possesseurs de 3DS car, depuis Ocarina of Time, qui est en fait une redite d’une aventure déjà vue sur un autre support (Nintendo 64 puis ressorti ensuite sur gamecube), la console portable 3D n’avait pas encore de « Zelda » digne de ce nom à son catalogue. C’est maintenant chose faite grâce à A Link Between Worlds, même si ce nouvel épisode est largement inspiré de A Link to the Past (sorti à l’origine en 1992 sur Super Nes) vous allez voir grâce au test ci-dessous qu’il se démarque suffisamment pour nous livrer une histoire à part entière.

Link se fait refaire le portrait

Largement inspiré de l’univers si particulier de A Link To The Past, jeu qui a marqué à tout jamais les possesseurs de Super Nintendo et qui est resté dans les mémoires, cette nouvelle aventure de Zelda (enfin de “Link “plus spécifiquement, mais vous m’avez compris), reprend principalement les graphismes, la vue du dessus, la musique, les mécanismes, les personnages ainsi que les codes de son prédécesseur. Et malgré tout on a affaire ici à une aventure toute nouvelle et qui arrive à ne pas vraiment laisser une impression de déjà vu.

Link se réveille chez lui non loin d’un charmant petit village et, alors que tout semble aller pour le mieux, de drôles de choses se manigancent. Notamment, le joueur le découvre très vite, la présence du vil Yuga qui a tendance à transformer tout le monde… en peinture ! C’est bien sûr le terrible sort qu’il inflige à la délicate princesse Zelda, ainsi qu’à 6 autres sages, et c’est aussi ce qu’il fait subir à notre héros habillé de vert. Mais c’est sans compter sur un drôle de personnage avec des oreilles de lapin nommé Lavio que Link aura croisé un peu plus tôt et qui lui aura offert un mystérieux bracelet qui va permettre au joueur de sortir du mur sur lequel il avait été relégué au rang de fresque et, mieux encore, il pourra ensuite à sa guise se transformer s’il le désire en peinture ou non ! Et c’est bien là tout l’intérêt et la subtilité du jeu ! En effet dans de nombreuses situations, Link devra tout simplement contourner des obstacles ou se déplacer uniquement en mode « aplati » contre un pan de mur. Le jeu prend une toute autre dimension (c’est le cas de le dire !) à partir de ce moment. D’ailleurs la 3D de la console offre un effet de profondeur sans pareil et les décors sont vraiment mis en valeur par cette option de la console. Nous vous conseillons d’activer votre 3D car il serait regrettable de passer à côté avec ce titre ! De plus de nombreux environnements, surtout en intérieur, sont prévus sur plusieurs plans et, pour une lecture globale plus claire, il vaut mieux avoir recours à la vision en 3 dimensions.

Vous découvrirez ensuite que Link, en mode fresque,  peut également passer à travers des failles dans les murs qui lui permettront de découvrir un monde très mystérieux qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Hyrule mais où la plupart des choses et des personnalités sont inversées. Bienvenue dans le royaume de Lorule.

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Lapin compris

Autre découverte, l’étrange lapin qui vous a donné son bracelet a élu domicile chez vous et a tout simplement transformé votre paisible chaumière… En magasin. Pratique ceci dit car dorénavant Lavio vous louera toutes sortes d’objets, notamment les précieuses armes que l’on trouve normalement tout au long de l’histoire dans les donjons concernés. Ici tous les codes des “Zelda” plus traditionnels sont chamboulés et ça ne fait pas de mal. Tous les équipements sont donc accessibles quelques heures seulement après le début de la partie. Heureusement Lavio vous fera un prix sur certains objets, vous aidant ainsi, selon l’avancée de votre quête à savoir de quelles armes vous aurez le plus besoin, chaque donjon ayant gardé la particularité de devoir posséder un équipement en particulier pour pouvoir en explorer tous les étages et ainsi arriver au boss. Heureusement lorsque l’on se retrouve bloqué dans le jeu, on peut également recourir à de l’aide, via des indices donnés par les Fantastus, visibles uniquement si Link est équipé des lunettes occultes. Ces aides de jeu sont déblocables à l’aide des « pièces de jeu » de la 3DS (gagnées avec le podomètre).
Marteau, arc, grappin, bombes, mais aussi baguettes magiques, à vous de choisir ce qui vous sera le plus utile afin de ne pas vous ruiner. Notez tout de même qu’au moment de votre trépas (ce que nous ne vous souhaitons pas), Lavio reprendra tout son équipement, puisqu’il s’agit d’une location, et qu’il faudra donc les récupérer chez vous, moyennant finance évidement. Plus tard dans la partie il sera possible de les acheter définitivement afin d’être sûr de les garder. De même, une jauge « d’endurance » permet d’utiliser les armes en remplacement des munitions. Cette même barre d’endurance permet de gérer également les passages en mode « peinture », il faudra donc toujours garder un œil dessus.

Autre nouveauté qui en découle directement, une fois Lorule découvert, vous pourrez effectuer les nombreux donjons dans l’ordre que vous voulez. Finies donc les quêtes trop linéaires ou les allers-retours sans fin. On ne s’ennuie pas, et mieux, le rythme semble beaucoup plus rapide et les parties plus libres. L’intrigue semble s’enchaîner à vitesse grand V sans aucun temps mort ni redite. Un très bon point pour ce Zedla et des améliorations non négligeables donc.

D’ailleurs, grâce au magasin de Lavio et des nombreux équipements qu’il propose rapidement dans l’aventure, le joueur sera naturellement tenté d’explorer bon nombre de grottes et autres lieux secrets devenus, de ce fait, accessibles sans trop de difficultés. Le fait de pouvoir se transformer en peinture aide également grandement dans ce sens rendant presque tous les endroits exploitables. Il faut même souvent penser à se coller aux murs que la caméra (en semi vue du dessus, on le rappelle)  ne permet pas forcément de bien voir, notamment les murs de part et d’autre de la porte par laquelle Link vient d’entrer dans une pièce. Bref, le joueur devra ouvrir l’œil et surtout être inventif, l’exploration prenant soudainement un tout nouveau virage, ouverte à beaucoup plus de liberté.

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Un lien entre deux mondes

De nombreux clins d’œil aux autres épisodes de la série seront au rendez-vous et l’on se délectera des musiques qui sont vraiment une réussite. D’ailleurs certains remix seront même écoutables, chantés par des troubadours, au bar à lait du village.
Les quêtes secondaires ou les mini jeux qui peuplent la carte permettent de varier les plaisirs et de se divertir tout en gagnant des rubis. Dans le même ordre d’idée, notons l’arrivée du streetpass. Le joueur croise d’autres joueurs et devra ensuite les affronter (s’il le souhaite). Pour cela il croisera un Link noir quelque part sur la carte du monde l’emplacement exact du duel étant seulement indiqué sur un panneau dans le village et le niveau de son adversaire sera calculé selon son niveau dans le jeu (et donc son nombre de cœur) ainsi que son équipement. Les combats sont rapides (en une seule manche) et le gagnant se voit récompenser immédiatement en saphirs sonnants et trébuchants, la somme étant, bien sûr, proportionnelle au niveau de l’adversaire. De nombreux quart de cœur, grottes aux fées ou autres potions et breuvages seront également au rendez-vous, rien de bien nouveau de ce côté-là, mais cela reste toujours un plaisir.

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Nous ne saurons que vous conseiller ce nouveau Zelda, certes largement inspiré de A Link to the Past, mais qui a su se démarquer et nous offrir une aventure rafraichissante et très agréable, d’une trentaine d’heures. The Legend of Zelda : a Link between Worlds à su renouveler ses codes vieux comme le monde tout en gardant ce qui fait le succès de la série.
En gros, accrochez-vous à un poulet et envolez-vous entre Hyrule et Lirule !

Les plus

– Graphiquement très agréable et 3D bien exploitée
– Une aventure inédite
– Gameplay au top
– Moins linéaire qu’avant
– Le principe de peinture
– Les musiques

Les moins

– Durée de vie moyenne
– Un peu facile

 

La note Gamingway : 18/20

Éditeur : Nintendo
Développeurs : Nintendo
Genre : Action RPG / Aventure
Plateformes : 3DS
Date de sortie :  22 novembre 2013

  • Biglova11/12/2013 à 18:08Permalink

    Bien d’accord un jeu mythique pour moi j’ai replongé dedans comme un A link to the past.

    Par contre je suis pas vraiment d’accord sur la durée de vie je la trouve plutôt correcte.

    De plus le Jeu est facile c’est clair mais il y a un new game + apparemment (un hardcore mode quoi).

    c’est le premier jeu auquel je ne joue qu’en 3D TOUT LE TEMPS.

  • Twinsunnien11/12/2013 à 21:29Permalink

    Excellent test, résumant bien ce qu’est ce A Link between worlds.
    Les musiques sont exceptionnelles, surtout pour ceux qui ont connus A link to the past.
    Sinon pour le reste, bah tout est dit dans le test, effectivement j’ai trouver ce Zelda facile, parce que j’ai tendance à le comparer à un Zelda « salon », or si on regarde bien, c’est un jeu sur portable, et là, la durée de vie est plus qu’honorable (près de 15h pour le finir, sans faire toutes les quêtes annexes).
    Un jeu à avoir pour tous ceux ayant une 3DS, LE jeu de l’année sur la portable de Nintendo pour ma part, euh, pour le moment, vu que je vais faire Bravely Default bientôt…
    Et pour finir, oui la 3D peut être utile et agréable dans un jeu, dommage pour ceux qui le feront sur 2DS…

  • Inod11/12/2013 à 21:52Permalink

    Cool, j’adore sauver la princesse Link. Je suis bien content que son nom soit dans le sous-titre.

  • Sironimo13/12/2013 à 12:04Permalink

    Biglova > La durée de vie est correct, 20h c’est très suffisant pour moi aussi, mais il faut bien dire quelques points faibles :p et certains trouvent qu’un Zelda doit être long comme un RPG (mais je ne suis pas forcément d’accord avec ca).
    Oui le jeu est assez simple et on peut le recommencer en version plus dur par la suite. Ce qui aurait pu être proposé dès le début par contre. Bref ce ne sont que 2 points que je soulignais mais rien de rédhibitoire non plus vu la qualité du jeu :)

    Twinsunnien > Merci, on est bien d’accord ! Pour moi aussi jeu de l’année…avec Animal Crossing :p

    Inod > Sale troll :p

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