Test : Lovers in a Dangerous Spacetime (PC)

lovers-in-a-dangerous-spacetime-0Ne vous laissez pas duper par son look totalement choupignon©, Lovers in a Dangerous Spacetime est un titre plutôt hardcore qui risque de vous brouiller définitivement avec vos amis proches.

Et une fois passées les premières exclamations du genre « Oh, c’est rigolo ! » ou « Trop mignoooon », on passera très vite dans le registre un peu moins Charlie du « MAIS BORDEL, JEAN-ALAIN, C’EST QUAND MÊME PAS COMPLIQUÉ DE TIRER SUR CE P*#!$ DE MONSTRE PENDANT QUE JE MANŒUVRE, NON ?! »

Amour vs Anti-Amour

Dans un monde néon peuplé d’animaux meugnons tout plein et de vaisseaux carburant à l’Amour (je déconne pas), voici que l’Anti-Amour vient foutre un dawa de tous les diables, que seuls vous et jusqu’à trois de vos potes pourront régler. Aux commandes d’un vaisseau à l’inertie discutable, il faudra se répartir les différents postes et se coordonner pour venir à bout de la petite vingtaine de niveaux et récupérer les Lapinous kidnappés, ainsi que les quatre morceaux du moteur à Amour, afin de remettre un peu d’ordre dans la galaxie.

Lovers in a Dangerous Spacetime est donc un jeu en coop’ et autant vous prévenir tout de suite, y jouer seul n’a strictement aucun intérêt : on peut certes donner des ordres à un chien contrôlé par l’IA, ce qui nous évite de courir à droite et à gauche dans le vaisseau, mais tout le sel du titre d’Asteroid Base réside dans cette coopération bordélique entre quatre joueurs et leur capacité à s’entendre, malgré l’inévitable brouhaha. Imaginez la rencontre entre Spacetime et un shoot em up.

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Coopération est mère de survie

Le vaisseau de base (d’autres se débloquent en accomplissant certains objectifs secondaires) est une grosse boule rose équipée de quatre canons – un à chaque direction cardinale – ; d’un bouclier directionnel ; d’un canon surpuissant qui tire à 360°, mais qui se recharge très lentement ; d’un poste qui affiche la carte du niveau et d’un poste de commandement pour diriger le vaisseau. À trois ou quatre, la répartition se fait naturellement entre les postes offensifs, le bouclier et le moteur, mais le jeu devient nettement plus compliqué à deux joueurs.

Dans cette configuration, il faut donc sans cesse passer d’un poste à l’autre, couper le moteur, shooter les ennemis, avant de reprendre son exploration du niveau. Conséquence directe, le rythme s’en voit un peu haché et comme le jeu a tendance à balancer régulièrement des hordes d’ennemis, les missions traînent un peu en longueur. Les développeurs semblent d’ailleurs avoir réalisé cette erreur de game design et ont ajouté récemment cette possibilité de jouer jusqu’à quatre pour corriger le tir. Lovers in a Dangerous Spacetime se joue uniquement en multi local, un mode en ligne étant évidemment hors de propos en l’absence de véritable communication entre les joueurs (ce qui permet d’éviter les trolls, aussi).

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Map to the Stars

Grâce à la carte, vous découvrirez de petits cadeaux planqués dans les niveaux (en plus de découvrir la position des lapinous à sauver pour terminer le niveau) : ce sont des gemmes à équiper sur les postes du vaisseau pour les renforcer ou leur conférer une nouvelle propriété. Une gemme de fer transformera votre canon de base en une boule à pointes, la gemme laser ajoute… un laser, la gemme de puissance renforce les attaques ou, quand elle est utilisée sur le moteur, permet de propulser le vaisseau plus rapidement et donne un boost. Chaque poste peut contenir jusqu’à deux gemmes (plus vers la fin du jeu) et les gemmes se combinent entre elles : la combo gemme de fer et laser est à ce titre redoutable, une fois sa maniabilité très particulière assimilée. Attention, après une mission complétée (quatre niveaux plus un combat contre un boss, pas super inspirés), le vaisseau revient à sa forme initiale, dépouillé de toutes ses upgrades pour la mission suivante.

Cette dimension customisation est agréable, mais ne débarrasse pas complètement le jeu de sa répétitivité : on se retrouve finalement à toujours faire la même chose et une fois que les rôles sont en place, le chaos rigolo des premiers instants laisse très vite la place à une routine un peu planplan. Routine qui n’est troublée que par une difficulté parfois absurde (le nombre d’ennemis est délirant sur certains passages) et une caméra bien trop éloignée du vaisseau qui sera la source principales d’erreurs, souvent fatales dans les derniers niveaux. En effet, on ne distingue que très faiblement son personnage dans le vaisseau et il ne sera pas rare de le chercher pendant quelques précieuses secondes, ce qui se fera fatal à votre vaisseau lors des séquences les plus ardues.

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Lovers in a Dangerous Spacetime est un titre éminemment sympathique et très rigolo à plusieurs, même pour des néophytes : il se joue intégralement avec le stick et deux boutons (il faut avoir 4 manettes, cela dit) et son mélange de coop’ et de shoot em up fonctionne très bien… le temps d’une après-midi. Au-delà, le jeu montre très vite ses faiblesses, sa répétitivité, sa difficulté mal dosée et son manque de lisibilité dès que la panique s’installe. Un petit jeu sans grande prétention, à choper en soldes et quand on a 4 potes sous la main !

Go-Ichi

Points forts :

– Sa direction artistique et son univers bien trop choupignons.
– La coop’ jusqu’à 4, très fun bien que chaotique.
– La customisation du vaisseau et de ses armes.

Points faibles :

– La caméra trop éloignée du vaisseau.
– La difficulté relevée et pas toujours très équilibrée.
– Un poil répétitif.
– Un peu court et peu de rejouabilité.

[note]La Note : 14/20[/note]

Développeur/Éditeur : Asteroid Base
Genre : Jeu de shoot en coopération
Supports : PS4, Xbox One et PC
Date de sortie : 09 février 2016 pour la PS4 et en 2015 sur PC/Xbox One. Mais le mode 4 joueurs a été lancé le 21 juin 2016

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