Test : Just Cause 3 (PS4)

just-cause-3-jaquette-cover-01Just Cause, d’abord on dit « veuillez parler s’il vous plait », a déboulé à toute berzingue il y a quasiment 10 ans avec un côté spectaculaire, rappelant les films d’action des années 80/90, possédant néanmoins un sacré budget pour les cascades et les explosifs. À l’instar de plusieurs de ces œuvres cinématographiques, que l’on nomme parfois « Série B », mais s’avérant aussi des blockbusters, on a eu droit au retour de Just Cause avec un épisode 2 et maintenant, le retour de la vengeance avec ce Just Cause 3.

Just Cause, ah bon il a pas de prénom ?

La retraite n’est pas pour Rico, le héros qui depuis le début de la franchise n’a jamais froid aux yeux, ni ailleurs. Celui-ci revient prendre du service dans le but de libérer Medici du dictateur Di Ravello, bien qu’il ait quitté la fonction d’agent secret. Le malfaisant ayant, lui, pour objectif de s’accaparer l’intégralité des récoltes de bavarium, précieux minerai s’il en est. Sans omettre toute la propagande allant avec, la prolifération de l’oppression via son armée…

Précisons immédiatement que l’aventure se fera uniquement en solo et qu’aucun mode à plusieurs n’a été prévu. De quoi faire réagir les aficionados, attendant que les développeurs proposent un multijoueur, comme la communauté PC elle-même avait su en créer un pour Just Cause 2.

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Rico-co gadget à la wingsuit

Comme ses prédécesseurs, JC3 cherche à en mettre plein la vue. Pour arriver à ses fins, tous les moyens sont bons, à commencer par le grappin. Outil culte de la série, ce dernier comprenant davantage de possibilités sera toujours votre meilleur allié afin de jouer avec vos ennemis ou encore de vous rendre d’un point à un autre, surtout si ce chemin et son dénivelé semblent totalement improbables. Cela s’avèrerait néanmoins bien léger si aucune nouveauté véritablement importante n’intégrait cette troisième aventure. Ne vous inquiétez pas, elle est là et prend la forme d’une wingsuit. Si jamais vous ne connaissez pas l’appareil, il s’agit grosso-modo « d’ailes » servant à planer, notamment employées par les snowboarders et autres adeptes de l’extrême en montagne sortant d’un hélicoptère, ceci afin d’atteindre des spots sinon inaccessibles. C’est d’ailleurs également ce qui se passera ici, puisqu’il s’avèrera possible de longer des falaises ou encore de frôler des champs de fleurs, rendant les sensations assez fortes et délivrant de jolis moments visuels, car il reste rare de pouvoir planer si près de ces beautés IRL. De quoi y retrouver un certain côté Flower.

De nombreux véhicules sont également disponibles : motos, voitures, avions… mais quitte à bénéficier d’engins tels que le grappin, le parachute et la wingsuit, pourquoi ne pas utiliser quasiment que ceux-ci ? L’amusement étant bien plus intense et l’originalité par rapport à la quantité d’autres softs proposant des moyens de déplacement classiques s’y retrouve.
Cela vaut tout autant pour les armes. Tellement de jeux d’action sortent, avec un attirail plus que similaire et donc une expérience le devenant aussi. Alors offrir un peu, voire beaucoup de fraicheur dans ce monde fait la différence. C’est justement ce que l’on retrouve grâce à toutes les possibilités offertes par le grappin, avec lequel on tentera tout ce qui nous passe par la tête, plutôt que de s’occuper de la menace avec un boum-boum pan-pan vu et revu.

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Agrippe-moi si tu peux

Là où clairement Just Cause désire se signaler comme proche de la série B, c’est dans son scénario. La débauche d’actions ne rendant, elle, absolument pas cheap. L’histoire est volontairement un prétexte et se laisse dépasser par les évènements, tandis que les dialogues offrent du grand n’importe quoi comme le genre sait en proposer dans les salles obscures et désormais avec une manette en mains.
L’univers rencontré délivre, lui, un dépaysement de chaque instant, on sent clairement la volonté de délivrer un peu de tout au sein de cet archipel pouvant sembler simplement être un paradis méditerranéen balnéaire au premier abord. Il n’en est cependant rien, car entre les parties aquatiques très réussies, on retrouvera des sommets enneigés, mais également de superbes champs de fleurs à perte de vue. Cependant, les ruelles et tout autre aspect citadin décevra de par l’impressionnante absence de population. Cela est monnaie courante dans les logiciels de dernière génération, alors que la puissance des machines n’a jamais été aussi forte. Les phases de grosse action où l’écran pétaradera de toute part vous démontrera d’ailleurs certains manques techniques, les ralentissements pouvant s’y faire très présents. On se doute donc plus que jamais qu’Avalanche Studios a préféré désengorger les lieux afin de conserver un maximum de fluidité. Mais peut-on encore laisser passer ça, tandis que l’on nous proposait une aventure sans aucun problème et des environnements vivants sur d’anciennes plateformes ?

En revanche, le moteur physique est, lui, délirant, voyant enchainer les diverses explosions, collisions, rappels en grappin… de manière démente, réaliste peut-être, car en vrai, il y aurait certainement des démembrements supplémentaires. Partager les vidéos de ses exploits sera à nouveau l’un des grands atouts de ce Just Cause. On s’éclate à établir puis réussir des plans totalement barrés, qui plairont aussi aux joueurs de Pain. Cet aspect pouvant devenir un jeu dans le jeu, où l’on tentera de faire plus spectaculaire, plus dévastateur, plus drôle… que ses camarades gamers.

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Plus c’est gros, plus c’est n’importe quoi, plus c’est Just Cause 3 ! Voici un slogan qu’il porterait si bien, tellement sa débauche d’actions m’as-tu-vu est son essence même. Cela le rend différent de la majorité de ses concurrents dans le genre, tout en lui ouvrant une dimension amusante, sachant dépasser l’action violente de base que l’on peut choisir également, mais n’apportant évidemment rien.

Inod

Points forts :
– Un tas de possibilités dans la démesure
– Peu d’équivalents dans le genre
– Level design
– Enchainement d’une action à l’autre ultra fluide

Points faibles :
– Où est le multijoueur ?
– Problèmes de frame rate
– Encore un monde ouvert où l’on ne croisera quasiment personne

[note] La Note Gamingway : 14/20 [/note]

Développeur : Avalanche Studios
Éditeur : Square Enix
Genre : Action
Supports : PS4, Xbox One et Windows
Date de sortie :
01 décembre 2015

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