Test : Firewall Zero Hour (PS4 – PSVR)

Le FPS Firewall Zero Hour développé par First Contact Entertainment tant attendu par les possesseurs du PSVR et du Aim Controller est enfin arrivé et autant le dire tout de suite, il était désiré comme le messie de la VR.
Après un Farpoint qui a posé les bases d’un FPS combinant le PSVR avec l’Aim Controller, mais qui n’est pas parvenu à nous rendre complètement addict avec son multijoueur pas si coopératif, voici Firewall Zero Hour qui propose un jeu de tir pur multijoueur.

Avec ce pari risqué, car il touche principalement les joueurs aimant le multi compétitif, le studio First Contact Entertainement réussira-t-il à nous faire rêver ? Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, la réponse est oui, mille fois oui !

Histoire et Concept

De façon surprenante pour un FPS, il n’y a pas d’histoire ici, car il n’y a pas à proprement parler de campagne solo. En fait, vous jouez le rôle d’un mercenaire qui doit effectuer des missions de piratage ou protection d’un ordinateur, un peu à la mode d’un Counter Strike. Le concept est très simple. Si vous faites partie de l’équipe attaquante, il faut d’abord trouver les firewalls et les détruire pour pouvoir localiser où se trouve l’ordinateur à pirater. Puis, une fois la machine trouvée, il faut survivre aux assauts des défenseurs, tout en restant près de l’ordinateur pour assurer le piratage. Si vous faites partie des défenseurs, le but est d’empêcher l’équipe attaquante de s’approcher de la machine pour la pirater et de tenir une dizaine de minutes. Le jeu est un jeu pur multijoueur avec la possibilité de s’entraîner contre des bots, mais il n’y a pas de campagne. Il faut vraiment le comparer à un Counter Strike, c’est à dire un FPS compétitif qui ne s’embarrasse pas d’un scénario ou d’une mise en scène. Ici, il n’y a qu’une vie, pas de respawn et des parties qui durent 10 minutes. Donc évitez de foncer dans le tas sans avoir définit une tactique avec votre équipe, au risque de vite se retrouver seul dans une embuscade sans espoir de survie.
Parmi les modes de jeu, on trouve d’abord un mode entrainement qui permet tout d’abord de jouer en solo contre des bots. Ici, il faut juste pirater ou défendre l’ordi tout en résistant aux vagues de bots. Ce mode est peu intéressant et vous ne l’essaierez que quelques minutes, mais il permet de rapidement familiariser au principe. Et inutile de la jouer furtif, alors que la VR se prête pas mal à ça, car le compte à rebours pour finir la mission est trop court. Ensuite, on trouve les matchs publics ou privés qui permettent cette fois-ci de faire les mêmes missions en équipe publique ou entre amis. Vous intégrez donc une équipe de 4 mercenaires et le but devient alors de faire les mêmes missions que le mode solo, mais en équipe, sachant que si un coéquipier tombe sous les balles de bots, il est encore possible pendant quelques secondes de le réanimer. Et finalement, on trouve le mode contrat, qui cette fois-ci fera s’opposer 2 équipes de joueurs, une en défense, l’autre en attaque. Ce mode est le vrai cœur du jeu et est celui sur lequel vous jouerez vraiment.
Donc finalement, on a affaire qu’à un seul mode sous différentes configurations de joueurs. Un peu dommage, mais vous allez le voir très vite par la suite, c’est totalement suffisant.

Gameplay et Impression

Pour l’instant, rien d’impressionnant dans le descriptif, et pourtant le jeu devient magique avec le PSVR et l’Aim Controller. En effet, grâce à la VR, les réactions que vous aurez sont tout simplement inédites dans un FPS. Vous allez beaucoup plus écouter les sons de votre environnement, comme les bruits de pas ou les portes qui s’ouvrent, avant de vous engager dans un couloir. Vous vous pencherez pour changer d’angle, bougerez pour vous couvrir. En gros, vous jouerez comme si vous étiez dans une partie de laser game. Grâce à la VR, vous aurez vraiment la possibilité de regarder autour de vous à vitesse réelle, donc vous pourrez très rapidement évaluer les forces et faiblesses de votre environnement, très rapidement évaluer la dangerosité de la situation, etc.
En ce qui concerne l’Aim Controller, certes il n’est pas obligatoire, mais franchement, l’expérience est complètement différente. Si vous ne l’avez pas, foncez tout de suite en acheter un, ce jeu justifie à lui seul l’acquisition de cet accessoire. En effet, l’Aim Controller est rapide, intuitif et précis. Du coup, vous jouerez vraiment avec vos réflexes. La plupart du temps, vous ferez du tir au jugé, ce qui est beaucoup plus intuitif et immersif. Shooter un adversaire devant et se retourner pour faire un tir réflexe sur un autre qui vient de surgir est désormais possible avec cette combinaison VR – Aim Controller. Pour viser, pas de touche L1 qui zoome sur votre lunette en plaçant la cible presque au centre.
Non, ici il faut porter l’arme au niveau de son œil directeur et l’aligner avec la mire pour espérer faire un headshot. Ça semble compliqué, mais non, c’est juste normal et très intuitif. Au bout de quelques minutes, vous aurez votre arme en permanence au niveau de votre tête pour pouvoir décocher un tir précis et instinctif. Donc vous l’avez deviné, je suis complètement emballé par Firewall Zero Hour ! En effet, le combo VR – Aim controller apporte tellement d’immersion qu’on n’oublie toutes les critiques potentielles et on profite à fond du jeu. Le jeu est tellement prenant que vous ressentirez toute la tension liée au moindre bruit. Et réellement, vous oublierez très vite que vous êtes dans votre salon. D’ailleurs, je vous conseille après chaque partie de vous replacer par rapport à la caméra, car vous aurez sûrement quitté votre position initiale. Cette nouvelle façon de jouer fait que, globalement, il n’y aura pas de joueurs qui survolent le jeu en fraggant seul toute l’équipe adverse grâce à des sauts dans tous les sens et avec des one shot incompréhensibles. Non, ici, il faut absolument jouer en équipe pour gagner. La coordination et la communication sont les armes ultimes qui feront gagner l’équipe. Typiquement, les actions du type « toi, fais sauter la porte ; toi, jettes une flashbang » juste après « toi, tu entres par la porte de derrière pendant que nous on fait le forcing devant » sont des scénarios très courants, voire indispensables si on veut gagner.
L’immersion est totale et le plaisir également, tout ça avec une intuitivité excellente. Résultat, dès les premières minutes, on rase les murs tout en surveillant qu’on n’est pas repéré et en écoutant le moindre bruit. À chaque fusillade ou bruit de pas, vous vous retournerez dans la direction avec votre cœur à 200 à l’heure, prêt à en découdre.

Bien sûr, comme il est de mise de nos jours, il y a un système de progression. Au fur et à mesure des parties, on peut gagner de l’expérience et de la cryptomonnaie. Avec l’expérience, on débloquera des personnages avec de nouvelles capacités, et également la possibilité à partir du niveau 4 de customiser son personnage avec ses propres armes, équipements dédiés et grenades. Avec la cryptomonnaie, on pourra acheter de nouvelles armes, lasers, viseurs, compétences, etc. Bon, concrètement, il faudra quand même jouer très longtemps, car la progression est lente, très lente, ce qui est frustrant, et manifestement, les diverses possibilités sont nombreuses. Mais je dois avouer qu’après 50 h de jeu, je n’ai presque rien débloqué.

Un aspect sympa peu commun dans ce type de jeu est la possibilité de choisir un mercenaire avec un compétence spéciale, comme une meilleure résistance aux balles, une meilleure discrétion, une meilleure détection des ennemis, etc. Selon votre affinité, ce choix peut être vraiment un atout majeur. En ce qui concerne les armes, vous aurez la panoplie complète des FPS, allant du pistolet magnum standard à la Kalachnikov en passant pas le fusil à pompe. Plus de 18 armes seront disponibles en fonction du type de jeu et surtout de la carte dans laquelle vous allez jouer.

Le level design des maps est également très bien pensé, car il se joue sur plusieurs étages. Du coup, on ne regarde pas seulement à droite, à gauche ou derrière comme dans la plupart des FPS, ici il faut également regarder en haut et en bas, en gros, partout, comme dans la réalité. Et cela est indispensable, car les tactiques des adversaires peuvent faire venir le danger de n’importe où.

En ce qui concerna la vue, c’est un FPS, donc vue à la première personne. Par contre, il n’y a aucun affichage tête haute, ce qui permet une immersion parfaite. On trouve quand même une tablette sur son bras gauche pour avoir accès à quelques informations, comme le temps restant avant la fin de la mission, une mini map et les points rouges représentant la position des adversaires s’ils font du bruit. Du coup, les aller-retour de vos yeux entre votre viseur et votre bras gauche, augmenteront la tension et l’immersion dans le jeu. Seul hic, c’est qu’on ne peut pas s’accroupir en se baissant pour de vrai, il faut absolument appuyer sur le bouton « rond » comme dans les FPS standards. Je suppose que ce choix a été décidé pour garantir une bonne détection du PSVR et du Aim Controller en permanence.

Point majeur dans Firewall Zero Hour, la communication est indispensable pour garantir la victoire. Et réellement, vous prendrez un plaisir fou à vous coordonner avec vos partenaires. Bien sûr, le jeu atteint son point culminant de plaisir lorsque vous jouez avec des amis que vous connaissez et qui permettront une coordination parfaite.

 

D’un point de vue technique

Sur le plan graphique, certains diront que le moteur 3D date de l’époque de la PS3. Certes, on est loin du photoréalisme d’un CoD, mais n’oublions pas que nous sommes sur PSVR et ce n’est pas pour autant que le jeu est laid. Il est même plutôt bien réussi, avec des décors détaillés, des textures plutôt réalistes et des super effets de lumières. Et surtout, le jeu est totalement fluide, ce qui permet une immersion complète. Donc, on peut dire que le jeu est une réussite graphique. De temps à autre, on se retrouve toutefois surpris par la gestion des collisions de notre arme sur une porte ou un mur : lorsque l’arme butte contre une porte, elle se bloque, alors que notre mouvement dans la réalité continue, du coup, les lunettes du PSVR montrent un bras qui se tord dans tous les sens pour faire passer l’arme de l’autre côté de la porte ; rien de bien méchant.

Côté bruitages, encore une réussite, car je vous garantis que vous serez à l’écoute du moindre bruit pour évaluer la distance des adversaires, le chemin qu’ils prennent et éventuellement les armes qu’ils utilisent. D’ailleurs, je vous conseille de bien être à l’écoute de tous les bruits, car en cas de face à face avec l’adversaire, c’est celui qui aura anticipé le tir qui gagnera. J’irai même plus loin : en cas de doute, n’hésitez pas à surgir en tirant. Si vous avez vu juste, ou plutôt entendu juste, vous surprendrez complètement vos adversaires. Par contre, en cas d’erreur, vous révélerez votre position.

Côte durée de vie, le jeu est comme tout jeu compétitif avec une durée infinie, car chaque partie est différente. Personnellement, après 50 h de jeu, le plaisir est toujours aussi élevé. Néanmoins, il serait judicieux de multiplier les modes de jeu, événements et autres mises à jour dignes de tout grand jeu compétitif pour garder une communauté large de joueurs, et pas seulement les psychopathes des FPS compétitifs, et garantir un jeu d’une durée de vie presque illimitée.

Un point gênant, toutefois, est le temps entre 2 parties. En effet, la partie peut être très courte, car on a qu’une vie et si l’équipe adversaire est bien organisée, la game peut être pliée en 5 minutes. Et là, entre les temps de chargement, l’attente de 60 secondes pour une autre partie, sans parler du fait qu’il faut absolument 8 joueurs, on peut se retrouver à attendre 5 minutes avant de recommencer à jouer. C’est dommage ! Il aurait peut-être été judicieux de proposer plusieurs manches sans temps de chargement, une attente plus courte entre 2 parties.

 

 

Conclusion

Je vais être clair : Firewall Zero Hour est tout simplement le meilleur jeu VR jusqu’à maintenant, car il permet vraiment de ressentir son environnement comme dans la réalité. Résultat, on joue dans la peau du personnage avec toute la tension et le stress liés et surtout, avec des réactions instinctives. Pour résumer, on ne joue plus à un jeu, on est dans le jeu. Ce sont les laser game qui vont faire la tête, car clairement, ils ont maintenant une sérieuse concurrence. Je tiens à saluer le studio First Contact Entertainment qui, j’espère, montrera la voie de l’exploitation de la VR aux autres studios.

Acerico

Points Forts

  • Enfin un jeu qui transcende la VR
  • Un combo PSVR – Aim Controller mené de main de maître
  • Tout simplement la référence du genre
 Points Faibles
  • Qu’un seul vrai mode de jeu
  • Pas de campagne solo
  • Des temps d’attente un peu long

La note : 18/20

Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : First Contact Entertainment
Genre : FPS multi
Plateforme : PS4 – PSVR + Aim Controller
Date de sortie : 28 août 2018

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