Test : Fairy Fencer F (PS3)

fairy-fencer-f-playstation-3-ps3-cover-01Disponible depuis l’an dernier au Japon, Fairy Fencer F n’aura finalement pas été si long pour arriver en Occident, avec une sortie quasi simultanée en Europe et aux Etats-Unis. Une toute nouvelle licence pour Compile Heart, studio bien connu en ce qui concerne le J-RPG, notamment par la série Hyperdimension Neptunia chez Idea Factory. Espérons donc que la fraîcheur de la nouveauté sera au rendez-vous.

Fairystoire

Une lutte confronte la Déesse et le Dieu maléfique. Ces derniers n’arrivant pas à se départager, ils formèrent un large arsenal d’armes emplies de leur énergie divine et contenant la force vitale d’une fée, soit Fairy pour les non anglophones. Les deux divinités perdurèrent alors dans leur combat jusqu’à se sceller mutuellement dans l’immense inconnu.

Ces armes connues sous le nom de Furies, sont entourées d’une rumeur selon laquelle  quiconque trouve une Furie, verra son souhait exaucé. Les Fencers, guerriers maniant les Furies, s’affrontent donc depuis des années afin de pouvoir toutes les collecter.

Un jeune homme, Fang, retira lui une Furie enfoncée dans une pierre, devenant ainsi un Fencer. Peu de temps après, il fera la connaissance de Tiara, elle aussi une Fencer. Cette rencontre aura de terribles conséquences et Fang s’en retrouvera impliqué dans le conflit opposant la Déesse et le Dieu maléfique.

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Fairygolo

Comme dans tout J-RPG qui se respecte, il faudra au préalable s’équiper de patience pour apprendre toutes les techniques de combat, ce que l’on peut faire en évoluant dans ce monde, dans quel but, discuter avec les autochtones… de la parlote omniprésente comme d’habitude. Heureusement, Fairy Fencer F fait partie de ceux misant sur l’humour et du bon. Pas gnian-gnian, ni ras-la-boutique, celui-ci permet de passer un agréable moment durant ces phases arrêtées ouvrant la discussion.

On peut y admirer les superbes artworks réalisés pour l’occasion, Compile Heart ayant vraiment pris l’habitude de nous gâter dans ce domaine, cette fois-ci avec Tsunako et Yoshitaka Amano aux manettes. Le style MOE est bien présent comme l’on s’y attendait, sans pour autant verser dans le racolage, voie trop souvent prise par d’autres logiciels évoluant dans le même style visuel. Ce qui est plaisant, car cela va de paire avec le choix de la profondeur pour son système de jeu et non pour autre chose.

Malheureusement, durant les passages du jeu en 3D le charme se perd, bien que l’on sache que le développeur préfère agir ainsi, nous sommes désormais rodés sur ce point. Tout de même, lors des transformations le spectacle sera agréable. Ce sont plus exactement les balades dans les donjons qui nous laisseront de marbre.

Les dialogues en eux-mêmes raviront également les joueurs par le choix laissé de les écouter en japonais ou en anglais. Si le nippon est sélectionné, les sous-titres anglais seront automatiques. En revanche, il n’y en aura aucun si vous privilégiez la langue d’Outre-Manche. Pas de français, ce qui n’est pas étonnant et l’on se satisfait donc amplement de cette double possibilité, loin d’être systématique chez tous les éditeurs.

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Fée pas-ci, fée pas ça

Si certains RPG tirent leur principal intérêt de leurs cinématiques, voire de leur scénario, d’autres bénéficient d’un gameplay profond. C’est le cas de Fairy Fencer F, qui va lui très loin dans les possibilités offertes de customiser ce que l’on souhaite.

Votre personnage progressera bien évidemment, cependant cela ne lui permettra pas d’apprendre de nouvelles capacités.
Pour ce faire vous remporterez, en sus des points d’expérience, des Weapon Points.

Ce sont ces derniers qui vous permettront de définir à votre guise ses combos, ses magies, ses skills… en les dépensant dans le menu Weapon Boost.

Le plaisir d’être libre dans ses choix est immédiat et l’on s’imagine déjà tenter une approche alternative lors d’une future partie. La rejouabilité semble donc quasi infinie, l’expérience de jeu dans son approche des combats et ce qu’il en résulte (ce que vous gagnez suite à un affrontement, découvrir les transformations visuelles… ) pouvant être totalement différents.

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Fairy good music

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer les sublimes illustrations dont bénéficie Fairy Fencer F, mais cet aspect visuel s’avère tout simplement magnifié par la bande-son de haute qualité et vice versa.

Divers artistes ont été réunis pour, selon les besoins, contribuer à l’univers sonore du jeu. Commençons par le commencement, avec son thème d’ouverture interprété par Matsunaga Maho de StylipS, un morceau ultra pêchu doté d’une bonne dose de rock tranchant totalement avec ce qu’elle peut faire au sein de son groupe.

Un autre titre arrivant très peu de temps après sera également frappant : « Full Contact » de Watanabe Kazuhiro, Isoe Toshimichi et Itou Hiromu. Celui-ci misant aussi sur une énergie rock, dans un style différent mais complémentaire. Sans omettre que le premier était soutenu par une chanteuse, tandis qu’ici nous sommes en présence de vocaux masculins.

Le thème de fin par ChouCho relancera justement un peu de féminité, mais en douceur ce coup-ci.

D’autres artistes et non des moindres sont également de la partie, comme Vertueux, ainsi que les Earthbound Papas. Cette formation composée d’Okamiya  Michio, Narita Tsutomu, Hirota Yoshitaka, Hanyuda Arata et un certain Uematsu Nobuo, ayant travaillé sur les BGM.

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Le choix devient cornélien entre tous les J-RPG arrivant en nombre ces derniers temps. Une chose est cependant certaine, Fairy Fencer F fait partie du haut du panier, notamment par son humour rendant l’histoire agréable à suivre. Mais également grâce à un système de jeu à l’évolution très variée et comme d’habitude chez Compile Heart, les artworks et la musique sont au top.

Inod

Points forts :
– Humour
– Les musiques
– Superbes artworks
– Système d’évolution très riche

Points faibles :
– Toujours laborieux de lire les nombreuses consignes dès le début
– Bien moins beau avec le moteur du jeu

La Note Gamingway : 16/20

Développeur : Compile Heart
Editeur : NIS America
Genre : Jeu de rôle (RPG)
Support : PlayStation 3
Date de sortie : En Europe, 19 septembre 2014

  • Twinsunnien18/11/2014 à 19:53Permalink

    Super test comme d’habitude, juste une question me brûle les doigts, l’anglais employé dans ce jeu est-il difficile à suivre? Genre y’a des mots complexes et les dialogues s’affichent hyper vite ou pas? Oui, j’ai posé 2 questions, mais j’ai les doigts qui brûlent aussi.
    Au passage, bravo pour ton imagination débordante, trouver autant de jeux de mots avec Fée-Fairy, c’est du grand art.

  • Inod18/11/2014 à 20:06Permalink

    L’anglais ne me semble pas trop compliqué, mais parlant anglais finalement je ne me rends pas forcément compte. Mais ça ne tape pas dans le langage soutenu.

    Pour la vitesse de défilement, comme habituellement chez NIS, on peut choisir divers défilements et de toute façon il faut valider pour passer au texte suivant.

    Merci, je fée de mon mieux…

  • Sironimo19/11/2014 à 15:38Permalink

    Oui bravo pour les jeux de mots, comme toujours héhé :)

  • Inod19/11/2014 à 16:06Permalink

    Wouaw, quand la rédac chef d’un tel média me fé(e)licite j’en fée dans… non on va dire que ça me fée tout drôle.

  • Twinsunnien19/11/2014 à 19:01Permalink

    Oh, donc voilà que soudainement ce jeu peut m’intéresser. Encore un jeu que vous me faites acheter, spas bien.

  • Inod19/11/2014 à 19:18Permalink

    Il y en a beaucoup d’autres en J-RPG comme je disais, dur de choisir le(s)quel(s) acheter. Je pense que l’enrobage visuel peut être déterminant sur de tels jeux, par exemple ceux détestant le MOE doivent passer leur chemin concernant certains.

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