Test : Dirt 4 (PS4)

Amis de la vitesse et de la poussière, réjouissez-vous ! Codemasters et Koch Media reviennent pour nous offrir un nouvel épisode de la série Dirt. Là ou les 3 premiers épisodes se positionnaient en rally accessible, le dernier Dirt Rally jouait la carte du réalisme et de la simulation poussée et fut un succès, tant au niveau des critiques de la presse que des joueurs. Alors, qu’en est-il de cet épisodes Dirt 4 ? Reste-t-il dans la lignée des 3 premiers épisodes, ou est-il un Dirt Rally 2 ? Réponse manette et volant en main !


Histoire et modes de jeux

On ne peut pas vraiment parler d’histoire, mais le jeu vous place en tant que pilote de rallye débutant qui cherche à se faire remarquer afin de participer aux championnats les plus prestigieux. Le jeu débute donc avec une voiture pas très rapide, tout en restant nerveuse, pour vous faire ressentir les premières sensations de conduite sur un terrain de rallye. Après cette phase assez courte, vous voilà parachuté dans l’académie Dirt, afin de comprendre les mécanismes de pilotage ou pour vous entraîner.
Cette phase d’introduction est particulièrement bien pensée, car elle vous met directement en condition de course tout en ne vous lâchant pas trop vite dans un pilotage pointu. Réellement, cette partie permet au néophyte de ne pas être dégoûté par une difficulté trop grande, tout en leur donnant envie de s’améliorer et pour les experts de la conduite, ce rappel des concepts de base n’est pas trop lourd.
On accède ensuite aux différents mode de jeu et Codemasters nous a gâté. On retrouve un mode carrière qui est la suite de votre introduction qui vous permet de vous faire un nom dans le monde du rallye en essayant de décrocher les différents trophées. Et en gravissant les échelons, vous aurez l’occasion de gérer l’écurie et son équipe, les sponsors. etc. On trouve également un mode académie Dirt qui permet, aussi bien pour les débutants que pour les experts, d’améliorer sa maîtrise de la route en s’entraînant sur des petits défis. Il y a un mode virée qui est plus orienté pour des contre-la-montre. Il y a un mode compétition qui permet de participer à des défis hebdomadaires contre le reste du monde. Bien sûr, le multi n’est pas en reste, et on peut jouer en ligne pour montrer sa dextérité en course. On regrettera la disparition des modes funs, comme le jeu du « chat et de la souris » ou le mode « infecté », qui sortaient du cadre de la course pure et dure pour apporter une option marrante. Et finalement, un mode « ma course » pour créer ses propres courses en fonction de la météo, de l’heure de la journée, de l’endroit et de la difficulté. En ce qui concerne les véhicules, j’ai compté pas moins d’une cinquantaine de voiture que vous pourrez acheter, donc vous aurez du boulot.
Vous pourrez également vous détendre avec des courses de buggy avec le mode Landrush, bien moins exigeantes en terme de conduite, mais apportant un brin de fun ainsi qu’un mode Rally Cross.

Résultat, vous n’aurez que l’embarras du choix des modes de jeu, ce qui vous permettra de vous amuser en fonction de votre humeur.

   

Le gameplay et les sensations

Passons maintenant au sujet principal : quelles sont les sensations de conduite ?
Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps. Les sensations sont vraiment excellentes, aussi bien pour les débutants que pour les experts. En effet, le rendu de la météo ainsi que les surfaces de conduite sont tout simplement impressionnants. De plus, le jeu propose de choisir entre un réglage gamer et un réglage simulation, ce qui permet de retranscrire ces sensations en fonction de votre niveau.
Le réglage gamer, loin d’être un mode arcade, permet au conducteur de garder un certain contrôle de la voiture lors des virages, sauts et changements de surface et de ne pas être trop pénalisé par des erreurs de conduite. Résultat, le joueur néophyte lutte pour gagner des secondes tout en restant compétitif dans les courses. Et l’envie de vouloir s’améliorer et grappiller seconde par seconde est bien réelle et grandit. cela permet au joueur débutant d’avoir des sensations de conduite tel un pilote de rallye.
Le réglage simulation permettra au vrai pilote de tester leur habilité avec une voiture qui réagit de façon extrêmement réaliste en fonction des conditions de route. Et dans ce mode, la moindre erreur de pilotage se paiera au prix fort par une sacrée sortie de route.
Un exemple typique est la gestion d’une bosse. En mode gamer, une bosse que vous n’avez pas anticipée vous fera perdre un peu de contrôle, mais avec un peu d’entrainement et une gestion de dérapage contrôlé, on sera en mesure de rester sur la piste ou de limiter la casse. Par contre, en mode simulation, je vous garantis qu’une bosse non anticipée aura une réception catastrophique qui vous fera sortir de la route, voire carrément retourner la voiture.

   

Néanmoins, aussi bien en mode simulation qu’en mode gamer, ne croyez pas que vous serez dans un jeu d’arcade. En effet, dans tous les cas, vous devrez savoir maîtriser le transfert de masse qui influera sur le comportement de la voiture. Le transfert de masse, qu’est-ce donc ? C’est tout simplement le fait que lorsque vous freinez, le poids de la voiture se projette vers l’avant et donc les roues de devant qui permettent de tourner ont plus d’adhérence. Donc la voiture va virer assez fort avec un risque de survirage. Au contraire, lorsque vous accélérez sur une voiture à propulsion, le poids est projeté vers l’arrière et donc sur l’accélération. Par contre, la voiture virera beaucoup moins. Cela semble assez basique, mais vous aurez des surprises dans le contrôle de la voiture si vous ne prenez pas cette notion en compte. Donc, clairement, on n’est pas dans un jeu d’arcade. Mais, attention, Dirt 4 ne se limite pas seulement à 2 modes de difficulté. En fait, vous avez accès à toute une palette de configuration qui vous permettra d’activer ou désactiver les différentes aides. Donc, à vous de configurer le niveau de difficulté qui vous fera plaisir. De plus, pour vous motiver, plus vous choisissez d’augmenter la difficulté, plus vous recevrez d’argent en cas de victoire.
Le jeu au gamepad est plutôt bien rendu, mais je conseille toutefois de jouer avec une vue externe à la voiture qui vous permettra de bien appréhender les dérapages. Les réactions aux commandes sont bien calibrées et après quelques minutes, le contrôle par stick et boutons analogiques deviendra très intuitif. Par contre, Dirt 4 prend toute sa puissance avec un volant à retour de force. Ayant testé le jeu avec un T300RS, le jeu au volant est tout simplement impressionnant ! On ressent dans le volant les changements de surface, le transfert de masse dans la résistance du volant. Les sensations sont tellement fortes qu’on a même l’impression de ressentir la perte d’adhérence du pneu arrière qui toucherait le bord de la piste dans un dérapage un peu limite. Chaque surface de conduite, telles que la terre, les graviers, le béton et la neige, auront vraiment un impact sur le comportement de la voiture, mais surtout, vous le ressentirez avec le volant. C’est incroyable de sentir la neige glisser sous ses roues. On peut vraiment applaudir le travail de Codemasters sur cette partie. Il ne reste que la gestion de la VR pour être vraiment au volant d’un voiture de rallye. Eh oui, sniff, la VR n’est pas encore présente dans cette pré-version, mais Codemasters nous promet son arrivée prochaine. Dès qu’elle sera disponible, vous aurez droit à un article supplémentaire pour vous raconter les sensations d’un pilote de rallye .

   

Un peu de technique

Sur le plan des graphismes, c’est plutôt joli et les décors sont soignés, mais peu détaillés. Je vous avoue avoir adoré le rendu de la pluie sur les vitres qui est tout simplement splendide, mais surtout avoir eu un coup de cœur pour les courses de nuit qui sont bluffantes de réalisme.

Bon certes, on est pas au niveau d’un Battlefield avec plein de jeux de lumière, mais il faut prendre en compte que le jeu tourne en 60 images par secondes sans jamais ralentir et c’est ce qu’on demande d’un jeu de course ! De plus, on peut remarquer qu’il y a des animations dans le décor, les supporters bougent et l’herbe flotte au vent.
En ce qui concerne les bruitages, Codemasters a énormément amélioré son rendu. Résultat, les bruits des moteurs sont impressionnants, les pneus qui dérapent sur les gravillons ajoutent un peu de stress et on entend même le bruit d’un objet qui reste coincé dans votre pare-choc. Chaque type de casse semble avoir son propre bruit caractéristique, et au son, on peut savoir quelle conséquence la casse va avoir sur le contrôle de la voiture. Tout est fait pour être vraiment immergé dans la course. Par contre, la voix du copilote est un peu monotone. Certes, on lui demande d’être précis et clair sur ses indications, mais on plus l’impression d’entendre une voix synthétique venant d’un GPS, que d’entendre un compagnon de course.

En ce qui concerne le multi, Dirt 4 fait dans le classique de compétition pour se mesurer contre les meilleurs pilotes de la planète, mais a retiré tous les modes plus funs, comme le mode « infecté ». C’est dommage, car même les pilotes de rallye aiment se détendre avec des jeux à la mariokart ! Il n’y a pas, même si ce n’est pas une surprise, de mode multi local avec écran splitté.
La durée de vie est difficile à évaluer. En effet, autant le mode carrière rallye standard vous occupera une vingtaine d’heures, autant si vous voulez terminer tous les modes, je pense qu’il vous faudra plusieurs centaines d’heures. Sans parler qu’il est possible de générer votre propre circuit avec le mode « ma course », ce qui permet de rendre le jeu infini.

   

Pour conclure

Codemasters a tout simplement réussi le pari d’allier les intérêts des pilotes occasionnels avec la passion des grands pro du volant dans un même jeu. Résultat, aussi bien les débutants que les vrais experts vont adorer Dirt 4, dans une volonté commune de s’améliorer. Je pense clairement que nous avons affaire à la nouvelle référence du genre. Que vous soyez conducteur gamer ou spécialiste du rallye, n’hésitez pas à tenter cette expérience.

Acerico

Points Forts

  • Les sensations de conduite tout simplement excellentes
  • Les bruitages
  • Une foule de modes différents pour une durée de vie phénoménale

Points Faibles

  • La voix monotone du copilote
  • Disparition des modes multi funs
  • Des graphismes un peu datés

[note]La note : 17/20[/note]

Éditeur : KOCH Media
Développeur : Codemasters
Genre : course de rallye
Plateforme : PS4 ( disponible sur Xbox one, PC)
Date de sortie : 9 juin 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *