Test : Deus Ex : Human Revolution (PS3)

Le premier Deus Ex avait marqué les esprits et une suite (même s’il s’agit ici en réalité d’une préquelle) est toujours attendu avec un indéfectible mélange d’espoir et de doutes. Eidos Montréal est une équipe de développeurs passionnés et cela se ressent forcément dans ce qu’ils font. Alors, après plus de quatre années de travail intensif, ce nouveau Deus Ex, baptisé Deus Ex : Human Révolution, va-t-il révolutionner nos consoles et nos consciences ?

Biotechnologie en action

En 2027, l’humain et la technologie ont su évoluer au point de fusionner et de donner naissance aux « Hommes Augmentés », véritable mélange contre nature où certains éléments d’anatomie sont remplacés par la mécanique. Sarif Industries se place d’ailleurs en leader dans ce domaine et distribue, à qui veut bien y mettre le prix, bon nombre d’améliorations en tout genre. Outre les humains, dans Deus Ex le scénario lui aussi ce veut « évolué », ou tout du moins, évolutif.

Un effet, dès le début, et lorsque survient la première vraie mission du joueur, celle qui lui permettra de faire ses armes et de se familiariser avec la mécanique de jeu, il se rend vite compte que c’est lui qui va décider de la marche à suivre. Ainsi, il pourra utiliser la manière forte, ou, au contraire, tout miser sur l’infiltration, en paralysant ou assommant ses ennemis leur épargnant ainsi la vie. Parfois, une situation délicate ou un passage périlleux pourra même être évité en passant notamment par les conduits d’aérations ou par un chemin sur le toit. Autant de manières de faire et de choix que devra assumer  le joueur. Une des grandes forces du jeu repose justement sur les décisions qu’il prendra tout au long de l’aventure. Quatre façons bien distinctes de progresser dans l’histoire et quatre gameplay à choisir ou à alterner, font alors leur apparition : action, infiltration, interactions sociales et piratage.

May the four (gameplay) be with you

En combinant le tout, la progression s’avère plus accessible sur bien des points. Si les phases d’attaque ou de camouflage s’imposeront presque d’elle-même, les deux autres options seront plus confrontées au choix du joueur.  Ainsi, lors de dialogues ou en interrogeant les PNJ, on peut facilement obtenir bon nombre de renseignements, de quêtes, d’objets ou encore accéder à des endroits bien gardés. A vous d’être persuasif.
Le piratage informatique de son côté peut permettre de prendre le contrôle de caméras de surveillance ou de tourelles défensives afin de retourner les armes des adversaires contre eux. Certains bonus seront également accessibles de cette façon, mais l’action principale sera, bien entendu, de forcer des portes protégées par des codes d’accès et de se rendre dans des zones sécurisées. L’exploration tient donc une place de choix et permettra, outre de trouver bon nombre d’objets et de récompenses, de découvrir également des passages alternatifs ou encore, en fouillant bien, des codes pour ouvrir les portes.
Les décors et environnements sont d’ailleurs soignés et remplis de détails. Les couleurs, plutôt sombres, sont elles aussi étudiées avec soin, le tout baignant dans un filtre « or » qui renforce l’impression d’un vaste monde futuriste et de science-fiction. L’ensemble procure une grande sensation de liberté. Les personnages quant à eux, sont un peu moins bien modélisés et le décalage qui existe entre leur mouvement labial et les dialogues est parfois un peu gênant, mais il s’agit probablement d’un mauvais point dû au portage du jeu en français. On regrette d’ailleurs de ne pas avoir le choix de la langue et de ne pas pouvoir garder l’anglais original. Le reste de la bande son est d’ailleurs tout à fait satisfaisant.
Quoiqu’il en soit, le générique d’intro, avec des images sublimes, nous plonge directement dans une sorte de film interactif et nous prouve d’entrée de jeu que le tout sera orchestré de main de maitre avec des plans dignes du cinéma.

Une petite augmentation patron ?

Adam Jensen, le héros viril de l’histoire, chef de la sécurité de Sarif Industrie, humain à 100% avant le véritable lancement du titre, se retrouve malgré lui affublé de membres cybernétiques après une attaque contre son entreprise dont il a été victime. Ainsi augmenté malgré lui, le jeu pose toute une problématique sur les tenants et les aboutissants du transhumanisme. La trame globale du titre est d’ailleurs un mélange de complots internationaux, de magouilles politiques, de groupuscules « pro » ou « anti » augmentations agissants de leur propre chef ou étant parfois manipulés, et le climat général alimente la paranoïa et la violence. Bref, un véritable univers cyberpunk dans lequel il faudra progresser, se faire une place et prendre ses propres décisions.
Les missions principales se verront le plus souvent confiées par David Sarif lui-même, mais bon nombre de missions secondaires seront applicables tout au long de la partie. Le joueur parcourra ainsi les dédales de trois mégalopoles : Detroit, Hengsha et Montréal.

D’ailleurs, plusieurs voies s’ouvrent au héros lorsque ce dernier décide de choisir certaines augmentations supplémentaires pour son organisme ou non. Par exemple, en perfectionnant ses jambes il pourra sauter plus haut et attendre des zones inaccessibles, courir et sauter en silence pour ne jamais se faire repérer ou encore simplement courir plus vite. Toutes les parties de son corps pourront subir des transformations afin de le rendre plus performant, mais encore une fois, c’est le  choix du joueur : veut –il garder sa part d’humanité ou au contraire se jeter corps et âme vers la technologie future afin d’être plus fort ? Quand les hommes se prennent pour des dieux, ils se brûlent parfois les ailes.

Certains éléments seront, par contre, imposés tel que le halo jaune autour des objets avec lesquels une interactivité est possible ou encore la régénération automatique de la vie d’Adam, mais Eidos nous affirme qu’il s’agit bien là d’un parti pris car, encore une fois, nous avons affaire à un homme augmenté et en aucun cas à un humain normal. Etant tout de même très à l’écoute des joueurs et voulant faire honneur au premier titre du nom, les développeurs ont laissé le choix dans les options et certaines de ces « aides » au jeu sont désactivables dans le menu principal.
Il faut tout de même souligner que, même en mode normal, le jeu s’avère plutôt difficile et qu’il ne sera pas rare de mourir en 3 secondes chrono, canardé par l’ennemi ou simplement en sautant d’un rebord trop haut pour le héros. On ne tombe donc jamais dans la facilité et l’invulnérabilité que peuvent avoir certains personnages de FPS. Il faudra donc toujours penser à se protéger derrière les nombreux éléments du décor prévus à cet effet, et le jeu passe alors d’une vue subjective à une vue à la troisième personne. S’il faudra un petit temps pour s’habituer à ce changement de caméra, il s’avère au final très pratique et permettra de vraiment bien appréhender les situations de combat.

Le mode « Deus Ex » permet quant à lui de jouer de manière encore plus difficile, sans les marqueurs d’objectifs de mission, sans le liseret jaune sur les objets, en vrai mode guerrier. Les armes sont d’ailleurs nombreuses dans le jeu et elles pourront elles aussi être améliorées. Il est cependant possible de progresser dans l’histoire en ne tuant personne, voilà un véritable challenge !
Un peu à la manière d’un Mass Effect, on a affaire ici à un véritable mélange de FPS et de RPG où dialogue et scénario tiennent une place presque aussi importante que l’action. Après une bonne trentaine d’heures de jeux, les différents choix du joueur entraineront d’ailleurs diverses fins possibles.

Après un volet peut concluant (Invisible War) avec ce nouveau Deus Ex : Human Revolution, Eido Montréal nous offre une véritable immersion dans un futur sombre ou l’action et les choix tiendront une place prépondérante. Un héros charismatique, un scénario prenant, un univers riche, et de l’action bien calibrée, voilà ce que nous propose cette nouvelle aventure mettant en scène des humains augmentés face à leur destin.  Un titre à se procurer lorsqu’on est fan de SF !

Sironimo

Points forts :

– L’univers cyberpunk et les décors

– Le scénario riche

– Les quatre gameplay

– Les phases d’exploration

– Les différentes augmentations possibles

– Difficulté bien dosée

Points faibles :

– Temps de chargement longs

– Le doublage français

– Techniquement parfois un peu pauvre

La Note Le Mag Jeux Vidéo : 17,5/20

Editeur : Square Enix

Genre : FPS/Action/RPG

Support : XBOX 360, PS3, PC

Date de sortie : 26 août 2011

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  • Malsy26/09/2011 à 17:40Permalink

    Merci pour le test, ca donne envie d’y (re)jouer

  • Sironimo27/09/2011 à 07:46Permalink

    Malsy > :)
    Tu y as joué?

  • Malsy28/09/2011 à 19:26Permalink

    Oui un peu mais je n’ai pas le jeu ! :(

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