Test : Anarchy Reigns (PS3)

Anarchy Reigns Jacquette - 01Après une arrivée discrète sur notre territoire, le nouveau titre de Platinum Games laisse perplexe mais innove et ce démarque sur plusieurs points.

Sorti il y a déjà 6 mois de cela au Japon, Anarchy Reigns n’est pas le jeu le plus attendu en matière de Beat’em all mais se distingue des standards actuellement sur le marché. Gros Muscles, petit culs et seins ballotants au rythme du vent sont au rendez-vous !

Jack un homme… un vrai !

Pas la peine de passer par quatre chemins, la partie solo est désignée comme un long didacticiel, même trop long. La campagne se limite à engranger des points en tuant des bots. On enchaîne les missions sans grande motivation ainsi que les boss à travers quatre zones semi-ouvertes. Il se découpe en deux campagnes d’une durée de 3 heures chacune où on incarne « Jack Cayman » (personnage de Madworld) ainsi que « Léo ». Durant l’aventure nos deux héros répondent à deux thématiques différentes : celle de la vengeance (pour Jack) et de la Justice (Léo). Une partie de la trame principale reprend des faits de société, relatant la corruption présente dans notre monde en soulignant les politiciens véreux dirigeant la vie sur terre, le tout consumé par un système pourri jusqu’à la moelle.Anarchy Reigns -Screenshot 07

Parlons maintenant du casting : la plupart des personnages se jouent de la même manière. Coups légers ou forts selon l’enchaînement de touches, cela ne va guère plus loin. Les personnages répondent à des combos différents. Les différences entre chaque combattant sont les propriétés de dégâts, de chopes, de déplacements ainsi que leurs coups spéciaux. Chaque guerrier possède une jauge de Rage, cette jauge s’active à la pression des deux joysticks simultanément. Elle rend le joueur invincible et lui offre un gain de puissance important pendant quelques secondes. Se frotter à un adversaire ayant activé ce pouvoir est une bien mauvaise idée. La seule option possible : la fuite.
Autre classique, on y retrouve bien évidemment une garde et une esquive. La garde peut-être cassée suite à une multitude de coups forts encaissés par la garde, mais, une fois celle-ci cassée, le joueur adverse est sonné. Pour reprendre ses esprits, il faut bourriner les 4 boutons du PAD ainsi que le joystick pour éviter une mort rapide.
Bien sûr, le jeu offre beaucoup de possibilités. Des animations de très bonne facture, facile de prise en main et plaisant, Platinum Games a su équilibrer son Gameplay. La caméra est particulièrement irritante et s’affole très vite. Le système de « lock » est agaçant, il change de cible constamment, donc impossible de se concentrer sur l’ennemi choisi. Il est donc inintéressant de l’utiliser.

A New Warrior enter the ring !

Toute la dimension du titre se ressent dans le multijoueurs. Il faut clairement l’avouer, le jeu n’est en aucun cas pensé pour le solo. 12 Modes de jeux disponibles (Bataille Royale, Match à mort en équipe, Baston en duo, Match à mort en duo, Match à mort, Match en cage, Capture du drapeau, Capture du drapeau à 3 équipes, Baston en équipe, Deathball, Survie) ,14 maps différentes, 17 personnages jouables (Bayonetta inclus en DLC) le choix est large selon les goûts de chacun (gros nichons ou gros muscles ? A vous de choisir !).

Anarchy Reigns - Screenshot 01

Anarchy Reigns - Screenshot 03

Première partie lancée sur le multijoueurs, c’est fun … C’est l’Anarchie à l’écran ! La lisibilité des combats est touchée dans les parties à plus de 8 joueurs quand les participants passent en mode rage. Votre barre de vie réduite à néant en l’espace de 2 secondes par quatre gaillards ayant soif de violence. De plus la caméra à l’habitude de paniquer, un recadrage est donc nécessaire pendant que les joueurs adverses se font un plaisir de vous démolir. Il faut préciser que les chopes sont l’une des armes les plus efficaces lors des parties en ligne. Elles ont la propriété sur tous les coups et sont d’une grande aide pour se sortir de moments difficiles.
Au Final le jeu est pourtant très complet malgré des défauts graphique. Anarchy Reigns adopte un gameplay nerveux, fun et technique avec un grand nombre de modes, de personnages et de maps ! Il faut juste déplorer le manque d’écrans partagés et de multi-consoles (entre ami(e)s, c’est toujours cool le spleet sur un écran) !

Un décors Anarchique. 

Outre sa réalisation datée, le jeu ne dispose pas d’identité visuelle. Les décors sont pauvres, ternes, clipping ainsi que des textures baveuses. Le jeu pique les yeux. La modélisation des personnages est le seul point positif en terme de réalisation graphique. Comparé aux précédentes productions (Bayonetta, Vanquish) sur PS3 et Xbox 360, Anarchy Reigns est en dessous de ses grands frères (Platinum Games aurait-il dirigé tous son personnel sur Metal Gear Rising Revengeance ?). Bien évidement, il faut souligner la qualité de la « Bande son » qui est gargantuesque… démoniaque ! Les petits gars de Platinum choisissent de bonnes musiques pour donner de la pêche aux bastons. Du vrai RAP passant par du mix HIP HOP et ROCK, ceci donne de la frénésie aux combats ! Quand aux doublages français… Ils sont inégaux, certains personnages sont crédibles et d’autres frisent le pitoyable.

Anarchy Reigns - Screenshot 05

Anarchy Reigns - Screenshot 04
Que faut-il retenir ? 

Anarchy Reigns ne se vante pas. Il n’est pas non plus le vilain petit canard. Un Beath’em all nerveux, qui nous fait oublier sa réalisation datée et son solo inintéressant, par un Gameplay poli, un contenu multijoueurs conséquent (16 personnages jouables,14 maps,12 modes de jeux) ainsi qu’une bande son qui déchire. Il est quand même regrettable que Platinum Games ne soit pas aller au bout du projet. Le manque d’écran partagé et de multi-consoles ce fait ressentir sur l’état-actuel du titre. Ils auraient pu être dispensables, si le solo, ainsi que la réalisation étaient corrects. Nos amis japonais nous servent la moitié d’un fondant au chocolat. A croire qu’ils étaient sans doute très occupés sur Metal Gear Rising Revengeance.  Au final, le titre est intéressant pour passer plusieurs heures sur le net et pour la modique somme de 30€ neuf seulement.

Tiik

Points Forts :

– Jack Cayman stylé
– Combattantes sexy
– BO qui déchire
– Multijoueurs complet
– Gameplay technique et Fun

Points Faibles :

– Caméra Foireuse
– Réalisation datée
– Solo pas très intéressant !
– Système de lock perfectible

 
La note Gamingway : 14/20

Editeur : Sega / Koch Media
Genre : action / Beat’em all
Supports : PS3 et Xbox 360
Date de sortie : 11 janvier 2013

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