Mirror’s Edge Catalyst : Faith court-elle droit dans le mur ?

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Cela fait déjà 8 ans que Mirror’s Edge est sorti. Plein de lacunes, le jeu restait toute de même prometteur avec un concept innovant et accrocheur. Aujourd’hui, Dice nous propose un reboot de la série, alors que peut-on vraiment attendre d’une telle refonte ? Qu’est-ce qui nous a valu une si longue attente ? On se pose pas mal de questions sur ce nouveau ME Catalyst et on y répond, manette en main.

Un « parkour » semé d’embuches

Mirror’s Edge Catalyst nous emmène dans la ville de Glass. Dans cet univers futuriste, les craintes de George Orwell se sont réalisées et « Big Brother » a permis au gouvernement de tout contrôler, punissant le moindre écart de conduite. On incarnera Faith, une jeune orpheline qui a rejoint un groupe de « messagers », dans le but de lutter contre la tyrannie exercée par le gouvernement. L’histoire du jeu nous permettra d’en apprendre plus sur le passé de l’héroïne et si on s’attachera facilement à ce personnage plein de charisme, il sera en revanche plus difficile de donner du crédit aux autres protagonistes et encore plus au scénario qui ne casse pas trois pattes à un canard. En gros, tout comme dans le premier opus, la narration passe à la trappe et c’est dommage, car le potentiel est énorme.

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Côté mécaniques, le jeu a changé du tout au tout. Les déplacements sont plus fluides et beaucoup plus simples à prendre en main, bien qu’ils manquent parfois de précision. La vue subjective est vraiment parfaite pour ce jeu, on est vraiment dans la peau du personnage et on ressent bien l’intensité de la course. Dommage, en revanche, qu’il y ai un grand manque de « Speed Effect » pendant les sprints, car ça pourrait apporter vraiment plus de nervosité au jeu. Le système de combat qui faisait défaut au premier épisode à également été revu, mais c’est pire… Les combats sont mous, répétitifs et totalement dénués d’intérêt, clairement un pas en arrière.

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Grosse nouveauté de cette opus, la possibilité d’améliorer Faith, grâce à un arbre de talent (plutôt similaire à celui d’Assassin’s Creed Syndicate). On débloquera de nouveaux mouvements et pléthore de gadgets. Ces objets, bien que très utiles, peuvent tout de même altérer le gameplay, on pensera notamment au grappin qui casse totalement le côté spectaculaire que peut apporter le « Parkour ».

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Monochrome de « DiceMan »

Si le « Parkour » est un élément définissant parfaitement Mirror’s Edge, c’est en revanche son univers monochromatique qui marque les esprits. La ville de Glass est toujours aussi belle et grâce au monde ouvert proposé dans cet opus, elle semble plus vaste que jamais. Malheureusement, la vérité est tout autre. Si on est, en effet, libre de ses mouvements, les chemins à prendre sont tout de même très limités et bien souvent balisés. Le GPS intégré (désactivable) fera apparaître le chemin à prendre et tous les éléments avec lesquels interagir en rouge et on se contentera bien souvent de suivre ces indications, car s’il est vraiment simple de jouer avec le GPS, il est quasiment impossible de jouer sans. On aurait aimé une solution un peu plus équilibrée.

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Bien que la ville soit immense et qu’on parcourt essentiellement les toits, l’univers semble vide comme le néant. On ne croisera quasiment pas de PNJ et les gardes semblent placés là comme des piquets. Tout semble vraiment mécanique et on ne ressent aucun effort dans l’IA. Au final, on a l’impression que le jeu se veut SpeedRunner et rien d’autre. Heureusement pour Dice, la B.O. et le « sound design » du jeu viennent adoucir un peu ce goût amer laissé par ce manque cruel de vie.

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Faith cours droit dans le mur

Si le jeu n’est pas mauvais en soi, il est très loin du niveau exigé pour un AAA. L’attente a été longue et au final, on retrouve un nouvel opus qui a tenté tant bien que mal de corriger les erreurs de son prédécesseur, mais malheureusement, les changements apportés ont ouvert la porte à de nouveaux problèmes et c’est vraiment dommage quand on voit le potentiel de ce jeu qui reste unique en son genre. Doit-on dire que Mirror’s Edge Catalyst est mauvais ? Non, mais malheureusement, il est loin de tenir toutes ses promesses.

Dkpsuleurr

Points forts :
– Faith très attachante
– Prise en main facile
– Propre visuellement
– B.O. plutôt sympa
– Le style « unique » du jeu

Points faibles :
– Système de combat barbant
– Pas toujours précis
– Monde « ouvert » bien vide
– Scénario qui ne casse pas 3 pattes à un canard

[note] La Note : 13/20 [/note]

Développeur : Dice
Éditeur : Dice
Genre : Plateforme
Supports : PC / Xbox One / PS4
Date de sortie : 6 juin 2016

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